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mardi 22 mai 2018

AVIS CGT SUR L’IMPLANTATION AU SEIN DES BATIMENTS INDUSTRIELS DE SF ET DU CERPC DANS LE CADRE DU PROJET CAP2020


Tarnos, le 22 Mai 2018.

Les présentations faites dans les instances CE et CHSCT depuis les phases de lancement de l’avant-projet et du projet n’ont pas permis de clarifier les questionnements des élus.

La Cgt s’appuie donc sur le ressentie et les preuves concrètes, que les élus, nos syndiqués et les salariés nous ont témoigné en ayant participé aux groupes de travail transverse ou spécifiques sur les implantations de SF et du CERPC.

Ce constat que fait notre organisation syndicale nous amène à émettre dans ce recueil d’avis les réserves suivantes :

    Depuis le début du projet, bien avant la mise en chantier, le dimensionnement des bâtiments interpelle. Il ne semble pas y avoir suffisamment la place prévue pour accueillir les nouvelles lignes de réparation des moteurs ANETO, ARANO, etc…



    La gestion des flux de pièces, de modules, de chariots moteurs sera réalisée par des salariés Safran HE alors qu’elle l’est encore aujourd’hui, par des salariés DAHER. Ce changement va peser sur les emplois et les conditions de travail. La Cgt n’approuve pas cette décision.



    Concernant les salariés sur des postes de travail tertiaire dans ces deux bâtiments industriel, la volonté de réduire le nombre de bureau individuel aux profits d’espace de travail partagé va concrètement peser sur les conditions de travail.

Le risque bruit, le risque d’atteinte à la confidentialité des échanges et des travaux est une crainte pour beaucoup ; Pour exemple, la décision de ne pas mettre de faux plafonds dans les bureaux des ateliers, de ne pas fermer les Boquettes, les bulles d’isolement, ne prend pas en compte le retour d’expérience des salariés qui réclament ce type de moyens dans leur implantation de travail actuel ni même celui de BORDES et l’implantation d’EOLE ou la même erreur a été faites.



    Sur les lignes de montage, des salariés témoignent de leur regret de ne pas avoir une uniformisation des moyens dès le transfert dans les nouveaux bâtiments. Il est regrettable de réaliser des économies budgétaires sur les investissements nécessaires aux postes de travail.

    Le sujet du « Re-complétement moteur » reste flou, beaucoup de décision sur le fonctionnement et l’organisation du travail sont encore en réflexion nous dit-on.

En changeant la façon de travailler au moment du transfert, on augmente les risques à la reprise d’activités. Les salariés au montage devront-ils attendre leurs pièces pour monter les moteurs ? A ce jour, la question du « Qui fait Quoi ? » est dans les esprits.



    Autre exemple, au contrôle Final du CERPC l’implantation reste floue, le fait d’avoir un contrôleur en moins dans la future implantation, avec plus de charges dans le même temps, inquiète. Qui plus est, ils ne savent toujours pas si le contrôle des pièces en préliminaire leur incombera ou pas. Si oui avec quel effectif ? Sur ce même secteur, la volonté de ne pas répondre aux besoins exprimés par les salariés, en n’accordant pas des établies de 2,5 m mais de 2m alors que les salariés manipulent des pièves volumineuses, n’est pas compris.



La zone commune de travail inquiète également pour des raisons de confort et de confidentialité dans les conditions de travail.



    De plus l’ensemble des chariots élévateurs commandés pour la manipulation des pièces lourdes ne permet pas d’arriver au niveau des établis associés.



    Les salariés ayant participé aux groupes de travail proposés par leur hiérarchie respective n’ont pas toujours eu de retours sur le travail qu’ils avaient fait en commun dans ces groupes de travail. Cette bonne initiative de la Direction au début de la mise en œuvre du projet CAP2020 est aujourd’hui un échec pour une partie d’entre eux.



    Les membres CGT de la commission de suivi CAP20202 du CHSCT partagent le sentiment des salariés, s’il y a bien eu une volonté, au départ du projet, d’impliquer les salariés, la démarche n’a pas été une expérience bien menée jusqu’à son terme pour tous les salariés.



    A ce jour, tous les risques rouge SSE identifiés et devant être traités avant le transfert ne le sont pas. Certains ont fait l’objet de présentation en CHSCT mais aujourd’hui nous n’avons pas de garantie, ni de plan d’action présenté pour solder tous ces risques.



Aussi, si ces quelques réserves formulées dans cette déclaration à 1 an du transfert dans les nouveaux bâtiments peuvent sembler, à charge, contre une Direction d’établissement qui aurait fait ce qu’elle pouvait avec les moyens à disposition…. Nous sommes convaincus que nous aurions fait bien mieux si les salariés avaient été mieux entendus.

Enfin, les élus Cgt continueront dans les nouveaux bâtiments comme dans les anciens à militer pour améliorer les implantations et conditions de travail, c’est pourquoi nous sommes optimistes sur le fait qu’il n’y aura pas de problèmes qui ne trouvent des solutions, à condition d’avoir une Direction à l’écoute. On sait malheureusement que c’est rarement le cas mais cela ne décourage pas notre syndicat.

La Cgt émet donc un avis FAVORABLE avec les réserves précitées.
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