vendredi 4 mars 2016

NAO 2016 - LA SUPERCHERIE

La réunion NAO du 1er Mars n’a pas permis d’enregistrer d’avancées significatives. C’est au contraire avec la remise d’un projet d’accord, la confirmation  que nous assistons cette année à un tournant historique.

LE OU LES ORGANISATIONS SYNDICALES SIGNATAIRES DE CET ACCORD PORTERAIENT LA RESPONSABILITE DE PERMETTRE POUR LA PREMIERE FOIS DE DEROGER A NOTRE ACCORD SUR LE TEMPS DE TRAVAIL PAR L’INTERMEDIAIRE D’UN SIMPLE ACCORD NAO. DU JAMAIS VU !

L’article 4.1 de l’accord NAO 2016 est sans équivoque « Afin de réduire le recours à l’activité partielle en 2016 les parties conviennent de mettre en place un dispositif temporaire (…) ainsi une avance de 8 jours maximum (débit) sera effectuée par l’entreprise entre le 1er Avril et le 31 Décembre 2016. (…) au cours des années 2017 et 2018 cette avance sera régularisée. »

C’est un scandale ! Quelle légitimité aurait cet accord ? L’accord sur le temps de travail à TURBOMECA a été signé par toutes les Organisations Syndicales.

- L’accord NAO en 2016 s’il était signé par la seule CFDT ne pourrait être présenté comme un accord représentatif, puisque cette organisation syndicale n’a pas fait 30 % aux dernières élections.

- L’accord NAO en 2016 s’il était signé par la seule CFE-CGC ne pourrait être présenté comme un accord représentatif puisque cette organisation syndicale est catégorielle, elle ne peut pas s’engager seule pour la catégorie ouvrier/employé du 1er collège.

Depuis le début des NAO la direction n’a nullement l’intention de négocier  avec la CGT,  toutes les revendications issues  de la consultation  des salariés et portées par les élus CGT ont été tout simplement ignorées.

Notamment sur le sujet  de l’équilibre  vie privée /vie professionnelle  avec le remise en cause de l’accord sur le temps de travail.

Les élus CGT ne peuvent que constater une vaste supercherie au fur et à mesure de l’avancée de ces rencontres la direction des ressources humaines de Turbomeca manœuvre et bafoue le dialogue social en écartant la première organisation syndicale de l’entreprise qu’est la CGT.

Celle-ci communique « son plan » dans la précipitation pour passer en force.

La situation décrite pour justifier un plan d’adaptation n’est pas la situation dégradée qu’on essaye de nous faire croire ; l’équilibre charge/capacité au niveau société (sur les 3 sites en France) laisse apparaitre une surcapacité de 50 000 heures ; dans le détail c’est pour Tarnos une surcapacité de 17 000 heures soit quelques 15 emplois.

 « Afin de réduire le recours à l’activité partielle en 2016 » ? La justification portée dans l’article 4.1 n’est-elle pas révélatrice ? Ou plutôt n’anticipe-t-on pas le fait que le dossier présenté pour acceptation à la DIRECCTE (inspection du travail) sur le recours à l’activité/chômage partielle puisse être refusé ? Dans ce cas, que resterait-il du plan de notre direction ? Il resterait nos modulations pluri-annualisées !!

En effet, le financement du dispositif activité partielle peut être refusé. Dans ce cas, n’ayons pas de doute, les résultats de notre entreprise permettent de financer l’ensemble du dispositif sans aide de l’état et des fonds publics. La direction de Turbomeca ne peut prétendre le contraire, jamais notre entreprise à gagner autant d’argent, jamais Turbomeca n’a dégagé autant de résultat. Si nous l’écrivons sereinement sur nos tracts, c’est que nous ne craignons pas d’être démentis sur ce point.

La CGT demande le retrait de ce projet d’accord, appelle les autres organisations syndicales à ne pas le signer et les invite à nous rejoindre.

Pour faire entendre notre mécontentement et témoigner notre rejet de ce plan, la CGT appelle sur les 3 sites de BORDES, TARNOS et BUCHELAY à un arrêt de travail le lundi 7 mars 2016.

ARRET DE TRAVAIL 1H00

Equipiers du matin : 10h30-11h00 + 0h30 fin de poste

Journée : 10h30-11h00 + 14h30-15h00

Equipiers d’après midi : 14h30-15h00 + 0h30 fin de poste

Postés de nuit : 1h00 fin de poste


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...