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lundi 28 septembre 2015

NOUS VOULONS DE LA TRANSPARENCE !

Nous allons prendre dans cette info 3 exemples d’actualités qui occupent les représentants du personnel que nous sommes au sein des 3 instances représentatives. Le but est de démontrer que notre direction ne souhaite pas nous donner tous les éléments d’information sur les politiques qu’elle mène. En procédant ainsi, elle cache à l’ensemble des salariés les véritables orientations menées.

AU COMITE D’ETABLISSEMENT (CE): Depuis plusieurs années, nous cherchons à connaître la répartition de la charge de travail principalement celle qui concerne directement les diverses unités de Tarnos. Cette pratique est identique au sein des 3 CE (Bordes-Tarnos-Buchelay). Toutefois à Tarnos, pour le CCIES toutes les indications sur le plan de production dans son ensemble ne nous sont pas communiquées.

En effet, nous connaissons en heures et en nombres de pièces, les fabrications et assemblages réalisés en interne, mais nous n’avons aucun suivi des charges de travail réalisées à l’extérieur entre autres : le niveau et l’évolution des achats et des charges pilotées.

Pourquoi ne pas donner ces informations? Ne serait-ce pas pour nous empêcher de mesurer plus précisément ce que chacun des salariés constate année après année, à savoir que nous externalisons de plus en plus tout ou parties de nos productions?

Conséquences, le discours de la baisse de charge occulte celui sur la ré-internalisation de nos produits Turbomeca. C’est ainsi que les salariés du CCIES de Tarnos, alors qu’ils vivent déjà le transfert d’activité de la ligne Pales de Turbine, sont de plus, sollicités pour des détachements.

Pour une vraie Transparence : Nous demandons de connaitre dans le détail les politiques de productions, d’achats et d’approvisionnements par CCI et ligne de montage :
- les charges en interne et celles « pilotées » en externe.
- Le niveau et l’évolution de la politique d’achat des pièces Turbomeca que nous ne fabriquons plus/pas du tout sur nos sites mais que nous assemblons néanmoins dans nos moteurs.


AU COMITE D’HYGIENE DE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL (CHSCT): A Tarnos, force est de constater que cette instance dysfonctionne. Comme nous l’avons précisé dans notre déclaration lue en CHSCT ce 9 septembre 2015 et communiquée aux salariés par mail, la simple application des textes et réglementation en vigueur n’est pas systématique.

En effet, le programme de préventions des risques et le bilan CHSCT n’ont pas fait l’objet de consultation des élus ces deux dernières années. C’est sous l’impulsion des membres CGT au CHSCT qu’enfin cette instance va émettre un avis en séance sur ces deux points. La DIRECCTE (inspection du travail) appréciera.

Pourquoi ne pas donner ces informations? N’est-ce pas pour nous empêcher là encore de mesurer plus précisément : - la portée des politiques SSE menées par notre direction ? – Le problème « Amiante » ?
– les indicateurs qui pourraient révéler une baisse de moral dans certains secteurs de l’entreprise ?

Nous demandons que le programme de préventions des risques et le bilan CHSCT fassent l’objet d’un vote des membres du CHSCT et d’une information au CE, comité d’établissement, chaque année, comme le stipule clairement le code du travail.

Si la réglementation en vigueur a du mal à être appliqué dans cette instance, la direction sait par contre mettre en œuvre les accords d’entreprises qui permettent d’éviter les sujets abordés normalement en CHSCT.

En effet, au sein du secteur « Pales de Turbines » les salariés traversent une période vécue comme très difficile. Notre direction a initié deux enquêtes, une pour violence au travail et une autre suite au suicide d’un salarié. Des membres du CHSCT ont été invités à participer à ces enquêtes « pluridisciplinaires » comme le prévoit l’accord SAFRAN sur le stress au travail.

En procédant ainsi, la direction explique au CHSCT qu’il faut attendre le résultat des enquêtes en cours avant de mener de quelconques mesures complémentaires à l’accompagnement psychologique déjà mis en place.

Les élus CGT au CHSCT ont alerté la direction sur des remontés de salariés en souffrance. Ce sont malheureusement les mêmes salariés, dont l’activité est transférée qui sont sollicités dans ces deux enquêtes.

Il ne faut pas faire d’amalgame ! Les deux enquêtes en cours n’apporteront pas les réponses aux difficultés de reclassement des salariés qui s’expriment sur le sujet. Notre direction n’accepte pas d’entendre que les modalités d’accompagnement prévues dans le projet de transfert d’activité ne permettent plus ou pas de réussir le reclassement de ces salariés profondément fragilisés.

C’est pourquoi, la CGT a souhaité avoir recours à une expertise extérieure pour traiter le « mal être » des salariés en difficultés dans leurs reclassements.

Nous demandons à la direction qu’elle réponde à nos demandes pour tout mettre en œuvre dans l’intérêt des salariés, à savoir :
-De faire respecter les engagements d’un emploi pour tous comme prévu initialement, mais de prendre l’engagement supplémentaire que chaque salarié saura au 1er janvier 2016 où il sera reclassé dans le courant de l’année prochaine (Environ 30 personnes). Cette mesure soulagerait ces salariés et réduirait conséquemment les risques liés au mal être au travail.
-Le recours à l’expertise par un cabinet externe spécialisé choisi par les élus qui analysera la situation en toute neutralité ce qui pourrait ouvrir des pistes différentes en matière de conditions d’accompagnement dans ce reclassement

Le CHSCT dispose les prérogatives pour mettre en place le recours à cette expertise. Il a d’ores et déjà en sa possession la « délibération » qui cadre la mission par un cabinet bien connu par Turbomeca puisque déjà intervenu dans d’autres situations.

La direction de Turbomeca doit mesurer les changements récents et « en particuliers » dans le déploiement de la réorganisation nommée OSIS. La direction qui prône souvent l’agilité devrait l’appliquer pour s’adapter au plus vite à ce nouveau contexte et accélérer les solutions à apporter.

AU SEIN DE L’INSTANCE DES DELEGUES DU PERSONNEL (DP) : Depuis plusieurs mois, les élus CGT participants aux réunions des délégués du personnel cherchent à savoir combien de salariés sont concernés par des situations de détachement, dans l’entreprise.

Les réponses de la direction en juillet ont portés sur les personnes en détachement pour raisons médicales, en Août la direction apportait des précisions sur le nombre de personnes en détachement sur Bordes ou dans le groupe dans le cadre de leur mission de travail et en précisant que seul 2 personnes n’avaient pas de poste pérenne à Tarnos.

En septembre, les élus CGT en réunion DP déclarent que les réponses apportés par la direction ne nous satisfont pas. En effet, avec les situations décrites plus haut, nous constatons malheureusement qu’il y a beaucoup plus de salariés concernés par des situations de « détachement ».

Nous demandons de connaitre précisément :
-Le nombre de salariés concernés par des détachements, des missions temporaires, et qui n’ont pas de poste fixe et pérenne dans l’entreprise. De connaitre les solutions de reclassements définitifs pour ces personnes

Conclusion : Comme on peut le constater dans ces différentes instances, la problématique de l’emploi attenante aux choix stratégiques d’adapter les effectifs à la charge de travail et pas l’inverse pèsent sur les bonnes conditions de travail et l’épanouissement professionnel.


Il devient urgent que la direction de Turbomeca prenne conscience que l’intérêt industriel est mis à mal à travers l’expression du mal être de ses salariés et cela concerne également les activités administratives dites « support ». Il est temps de tout remettre à plat pour que les salariés de Turbomeca retrouvent toute la sérénité nécessaire à l’exercice de leurs missions.
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