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jeudi 2 avril 2015

NAO : Appel à une action quotidienne dès le mardi 7 Avril.

Prise de parole du 2 Avril
Lue aux salariés en grève.
Bonjour, 

Mais où est passé l’intérêt général !
La finance a pris le pas sur l’homme. Cet argent, issu de notre travail, nous est confisqué pour aller nourrir les marchés financiers. Cet argent, une fois parti, ne revient pas dans l’économie réelle.   
Ce sont des milliards d’euros qui sont ainsi détournés de leur orientation sociale et industrielle pour aller se perdre dans les marchés financiers. Seulement 10% de ces sommes reviennent dans la consommation et la production. C’est une honte !!!

Nous souffrons de ce mal qui porte un nom, la financiarisation. Les politiques sociales et industrielles n’en sont que le triste témoignage.

Vendredi dernier, pour la Direction, avez lieu la dernière réunion NAO. Sur les mesures complémentaires on peut relever positivement une volonté d’enfin reconnaitre les BTS du tertiaire et des CESU sur 3 ans. Sinon pour ce qui concerne l’essence même de telles négociations, les salaires et l’emploi, c’est un véritable camouflet pour les salariés et la pérennité de notre entreprise.

Le fossé est énorme :
- entre l’excellente santé financière et la politique salariale,
- entre les futurs enjeux industriels, notamment les ARRIUS 2R, l’ARRANO, les moteurs Forte Puissance et la politique de l’emploi.

Mener une telle politique est indigne, irrespectueuse et dangereuse !

·         Comment peut-on concevoir que les salariés, qui s’investissent tout au long de l’année pour la réussite de notre entreprise, n’aient en retour que si peu d’augmentations ?
·         Comment peut-on concevoir une politique de l’emploi minimaliste ?
·         Comment peut-on concevoir  un déficit d’investissement industriel avec un parc machine à 80% de plus de 10 ans et vouloir  une entreprise performante ?
·         Comment peut-on accepter des organisations du travail dévalorisante, où le flux a pris le pas sur le métier, où l’on nous demande de faire des heures supplémentaires le vendredi et pointer en manque de charge le lundi qui suit ?
·         Comment peut-on donner du crédit à un système véreux qui indirectement oblige nos cadres à faire des heures et se faire écrêter les compteurs.


Nous, salariés, nous ne voulons pas être les dindons de la farce, nous en avons assez, les propositions de la Direction sont à des lustres de nos attentes.
Nous, salariés, nous  avons et continuons aujourd’hui à exprimer notre mécontentement. Pour la défense de notre pouvoir d’achat, pour une politique de l’emploi ambitieuse, pour l’amélioration de nos conditions de travail.

Nous réclamons l’arrêt de la flexibilité du temps de travail qui se traduit par l’intégration des 130 heures supplémentaires dans le calcul de l’équilibre charge/capacité.  Et de  vouloir s’approprier nos congés libres, nous exigeons un vrai équilibre vie professionnelle/vie privée.

Pour la CGT, il n’est pas question de signer cet accord.

Comme nous le disons le mécontentement est grand, cet accord est une provocation. Quelque soit l’issue de cette négociation, cet accord n’est pas de nature à répondre aux aspirations des salariés.

Si nous voulons un Turboméca plus social, plus industriel nous n’avons pas d’autre alternative que d’aller le chercher tous ensemble.
 
Se résigner, abdiquer, capituler, concéder face à une telle politique c’est régressé socialement.
Lutter, se battre, se mobiliser, persister, contrer une telle politique c’est progressé socialement.

Aujourd’hui, nous connaissons tous la situation. Vendredi dernier la direction a fait une dernière proposition avec une enveloppe à hauteur de 2,3% toutes mesures confondues AG, AI spécifiques, ancienneté etc… et a donné comme ultimatum une signature dans la journée sinon elle appliquerait les propositions rétrogrades à 1,65%.

Au travers de diverses informations les positions de chaque OS sont connues, maintenant que devons nous faire ?

Devons nous céder à l’ignoble chantage de la Direction et accepter ses dernières propositions ?

Devons nous abdiquer, jeter l’éponge, ne plus rien faire et couper toutes relations avec la Direction ?

Ou devons nous refuser cette politique sociale régressive indigne et irrespectueuse au regard des résultats financiers et au regard des perspectives plus que bonnes.

Nous à la CGT nous pensons que c’est cette solution que nous devons adopter.

Nous devons dire haut et fort NON à la perte de notre pouvoir d’achat, NON à la perte d’emploi, NON aux organisations de travail basées sur la flexibilité à outrance, NON à la mise en place insidieuse de la précarité.

Ces dernières années nous constatons une baisse récurrente du niveau des mesures salariales et de l’emploi :

-           2013 une enveloppe de 3,15%,
-           2014 une enveloppe de 2,65%,
-           2015 une enveloppe de 2,3%
                                                                   
Si nous acceptons cela, que nous réserve la Direction pour les années futures ?

Pour contrer cette spirale négative à la CGT nous disons que nous devons réagir et amplifier le mouvement !

La réussite de notre action passera par l’implication et la mobilisation du plus grand nombre.  Nous ici présent mais également tous ceux qui nous ont pas rejoint aujourd’hui, nous devons aller vers eux et leur expliquer la dangerosité de cette politique austère et les encourager à venir avec nous.

Pour info à Microturbo entité de Turboméca, a eu lieu une réunion d’information des salariés sur la situation dans le groupe au sein duquel des actions sont toujours menées dans certaines sociétés.

Au cours de cette réunion il y avait environ 40% des salariés présents a ce point info.

Même si la CFE-CGC se positionne aujourd’hui en capacité de signer l’accord proposé, une entrevue avec leur directeur  au titre de l’intersyndical CFE-CGC, CGT, CFDT a eu lieu.

Egalement lors de cette réunion d’information les OS CGT et CFDT ont proposé aux salariés des débrayages quotidiens,  proposition adoptée à l’unanimité des salariés présents.

A Turboméca Bordes un mouvement quotidien est également en cours.

Maintenant à Tarnos le CGT rejoint cette dynamique et vous appelle dès à présent à une action quotidienne dès mardi 7 Avril.



LA LUTTE CONTINUE NE LACHONS RIEN !!!!!!!
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