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jeudi 19 février 2015

NAO + CESU

 FLASH INFO NAO
Ce sont plus de 900 salariés qui se sont mobilisés ce mercredi 18 février sur les trois sites Turboméca, Buchelay, Bordes et Tarnos pour exprimer leur mécontentement face à une stratégie qui entérine régression sociale et austérité.

Le constat au niveau du Groupe est le même que chez nous, les propositions faites sont en inadéquation avec les efforts consentis par les salariés et les nombreux challenges à venir. Devant cette politique sociale minimaliste, les organisations syndicales CGT-CFE/CGC-CFDT-FO-SUD, représentées au Comité de groupe Safran ont demandé aux Délégués Syndicaux Centraux de ne plus participer aux négociations en cours dans leur société dans l’attente d’une rencontre avec la direction générale du groupe Safran.

La Délégation CGT-Turboméca société, a répondu positivement à la demande du Comité de Groupe et a refusé de participer à la réunion de ce mercredi.
Suite au courrier concernant les NAO envoyé par les membres du Comité de Groupe, la DG Safran recevra les coordinateurs fin de semaine prochaine. 
La CGT, vous demande de rester mobilisés et de répondre favorablement aux diverses initiatives d’action qui vous seront proposées…Turboméca a les moyens de mettre en place une politique qui tienne compte des aspirations des salariés et qui répond au besoin social. 

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SCANDALE DU CESU
ou la volonté sociale selon nos dirigeants…

Le CESU (1), pour une Entreprise, est un moyen d’améliorer son image vis-à-vis de ses salariés, de les fidéliser, d’attirer des nouveaux talents, de renforcer le sentiment d’appartenance à l’Entreprise, d’assurer un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de favoriser l’égalité professionnelle… En résumé de mettre en avant la fibre sociale de l’Entreprise et démontrer son attachement à ses salariés. (Source CESU Natixis). Qu’en est-il à TURBOMECA…

Le CESU à TURBOMECA :
Voilà plusieurs années que notre direction utilise le CESU comme élément de négociation dans les NAO (1) ; allant même jusqu’à mettre en balance le renouvellement du dispositif CESU avec une signature de l’accord. Encore une manipulation pour faire porter aux Organisations Syndicales la responsabilité de la non-reconduction de ces chèques.
Difficile d’y voir là une volonté sociale forte de la part de nos dirigeants.
Leur position serait plutôt la suivante : « Soyez heureux de l’effort financier fait par TURBOMECA : une enveloppe d’environ 738K€ ; il n’est pas possible de faire l’effort sur tous les tableaux… » (politique salariale par exemple …)

Cette année encore, les Organisations Syndicales ont demandé conjointement à notre  direction la reconduction du CESU, la demande des salariés étant importante en ce début d’année 2015. A ce jour, toujours pas de réponse … ou, entre deux portes, on nous dit : « les salariés peuvent utiliser les CESU du CE ». 

Nous rappelons que ceux-ci ne sont utilisables qu’après le solde des CESU employeur.

Le CE n’a pas vocation à se substituer aux manquements de notre Direction.

Que coûte réellement le CESU à TURBOMECA ?
Aujourd’hui, sur 100€ de CESU, TURBOMECA finance 50€, avec un maximum de 500€ financés pour 1000€ de tickets CESU.
Mais que coûte réellement le CESU à l’Entreprise ? Comparons ce dispositif avec du salaire :

                                 

Nous voyons bien, sur le tableau ci-dessus, que TURBOMECA bénéficie d’un crédit d’impôt de 25 % des aides versées. Ce crédit d’impôt a un plafond de 500 000 €.
La dépense est également déductible de l’impôt des Sociétés à hauteur de 33,33%, à hauteur maximum de 1830€/salarié.
Ce qui aboutit à un coût net pour l’entreprise de seulement         42 €, pour 100 € versés.
Mais encore plus fort… les sommes versées par le Comité d’Etablissement dans le cadre des CESU du CE, sont également déductibles, par l’entreprise au titre de l’impôt sur les sociétés.
En conclusion : Il est clair que notre direction néglige le bien-être de ses salariés. Elle prend  véritablement en otage les salariés qui se sont engagés auprès de leurs prestataires de service en ce début d’année et qui se retrouvent à attendre une signature de l’accord NAO par les Organisations Syndicales pour obtenir leurs chèques emplois. Dans son permanent soucis de « dialogue social » elle s’arrange donc pour faire porter une fois de plus la responsabilité de cette lacune aux Organisations Syndicales …
L’absence de CESU à TURBOMECA en 2015 est de l’unique responsabilité de notre direction. Il faut que toutes ces formes de chantage cessent à TURBOMECA si l’on veut instaurer un dialogue social digne de ce nom.

La CGT demande la remise en place immédiate du dispositif CESU qui doit être pérennisé et sorti du champ des NAO.
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