Abonnez-vous ... pour être averti par mail à chaque nouvelle publication

jeudi 26 février 2015

NAO - Déclaration des syndicats CGT du groupe SAFRAN


La publication des comptes du groupe SAFRAN fait apparaitre une progression du chiffre d’affaire de 7% avec 15,355 milliards d’euros et un résultat net de 1,248 milliards d’euros, en hausse de 5%. Ces excellents résultats dépassent le niveau d’avant la crise de 2008, en cohérence avec les groupes du CAC 40.

Alors que le gouvernement et le patronat veulent nous convaincre de la nécessité des plans de rigueur et d’austérité en France et en Europe, les résultats financiers, de la plupart des grands groupes, battent des records d’année en année. A l’évidence l’argent existe, faut-il qu’il soit bien réparti.

Avec une croissance soutenue de 6% du trafic aérien, le groupe SAFRAN tire d’excellents résultats de cette situation. La qualité des produits et des services dans l’aéronautique, le spatial, mais aussi la défense et la sécurité sont remarquables et toutes les sociétés du groupe dégagent des bénéfices.

La hausse de la rentabilité se confirme et les actionnaires en profitent au premier chef avec un versement de 500 millions d’Euros de dividendes, en hausse de 7% pour 2014.

Pour arriver à ces résultats, les exigences de rentabilité et de compétitivité sont très importantes sur les 60 000 salariés du groupe dans le monde mais aussi sur les nombreux fournisseurs et sous traitants. Les restructurations et réorganisations sont permanentes pour faire toujours plus. Y compris des licenciements comme à TURBOMECA (USA et Angleterre) et à MORPHO (Allemagne).

Les objectifs et perspectives 2015 confirment et amplifient cette tendance avec une prévision du chiffre d’affaire en hausse de 8% et du résultat opérationnel de 10%.

Alors qu’en Allemagne, il y a des augmentations de salaires de 3,4%, la direction SAFRAN  veut imposer en France l’austérité des salaires pour 2015 en poursuivant sa politique.

Cela se traduit, dans toutes les sociétés du groupe, par des négociations à des niveaux extrêmement bas (budget maxi à 1,5 %) en matière de rémunérations pérennes et une politique minimaliste sur l’emploi.  Cette vision de la répartition des richesses provoquera de fait une perte du pouvoir d’achat et un coup de frein sur les évolutions de carrières pour le plus grand nombre.

D’ores et déjà, la CGT appelle les salariés à se mobiliser et à se rassembler pour exiger une politique sociale juste qui garantit le bien être, le bien vivre de chacun et favorise des évolutions de carrières décentes.



Montreuil le 25 février 2015

jeudi 19 février 2015

NAO + CESU

 FLASH INFO NAO
Ce sont plus de 900 salariés qui se sont mobilisés ce mercredi 18 février sur les trois sites Turboméca, Buchelay, Bordes et Tarnos pour exprimer leur mécontentement face à une stratégie qui entérine régression sociale et austérité.

Le constat au niveau du Groupe est le même que chez nous, les propositions faites sont en inadéquation avec les efforts consentis par les salariés et les nombreux challenges à venir. Devant cette politique sociale minimaliste, les organisations syndicales CGT-CFE/CGC-CFDT-FO-SUD, représentées au Comité de groupe Safran ont demandé aux Délégués Syndicaux Centraux de ne plus participer aux négociations en cours dans leur société dans l’attente d’une rencontre avec la direction générale du groupe Safran.

La Délégation CGT-Turboméca société, a répondu positivement à la demande du Comité de Groupe et a refusé de participer à la réunion de ce mercredi.
Suite au courrier concernant les NAO envoyé par les membres du Comité de Groupe, la DG Safran recevra les coordinateurs fin de semaine prochaine. 
La CGT, vous demande de rester mobilisés et de répondre favorablement aux diverses initiatives d’action qui vous seront proposées…Turboméca a les moyens de mettre en place une politique qui tienne compte des aspirations des salariés et qui répond au besoin social. 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

SCANDALE DU CESU
ou la volonté sociale selon nos dirigeants…

Le CESU (1), pour une Entreprise, est un moyen d’améliorer son image vis-à-vis de ses salariés, de les fidéliser, d’attirer des nouveaux talents, de renforcer le sentiment d’appartenance à l’Entreprise, d’assurer un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de favoriser l’égalité professionnelle… En résumé de mettre en avant la fibre sociale de l’Entreprise et démontrer son attachement à ses salariés. (Source CESU Natixis). Qu’en est-il à TURBOMECA…

Le CESU à TURBOMECA :
Voilà plusieurs années que notre direction utilise le CESU comme élément de négociation dans les NAO (1) ; allant même jusqu’à mettre en balance le renouvellement du dispositif CESU avec une signature de l’accord. Encore une manipulation pour faire porter aux Organisations Syndicales la responsabilité de la non-reconduction de ces chèques.
Difficile d’y voir là une volonté sociale forte de la part de nos dirigeants.
Leur position serait plutôt la suivante : « Soyez heureux de l’effort financier fait par TURBOMECA : une enveloppe d’environ 738K€ ; il n’est pas possible de faire l’effort sur tous les tableaux… » (politique salariale par exemple …)

Cette année encore, les Organisations Syndicales ont demandé conjointement à notre  direction la reconduction du CESU, la demande des salariés étant importante en ce début d’année 2015. A ce jour, toujours pas de réponse … ou, entre deux portes, on nous dit : « les salariés peuvent utiliser les CESU du CE ». 

Nous rappelons que ceux-ci ne sont utilisables qu’après le solde des CESU employeur.

Le CE n’a pas vocation à se substituer aux manquements de notre Direction.

Que coûte réellement le CESU à TURBOMECA ?
Aujourd’hui, sur 100€ de CESU, TURBOMECA finance 50€, avec un maximum de 500€ financés pour 1000€ de tickets CESU.
Mais que coûte réellement le CESU à l’Entreprise ? Comparons ce dispositif avec du salaire :

                                 

Nous voyons bien, sur le tableau ci-dessus, que TURBOMECA bénéficie d’un crédit d’impôt de 25 % des aides versées. Ce crédit d’impôt a un plafond de 500 000 €.
La dépense est également déductible de l’impôt des Sociétés à hauteur de 33,33%, à hauteur maximum de 1830€/salarié.
Ce qui aboutit à un coût net pour l’entreprise de seulement         42 €, pour 100 € versés.
Mais encore plus fort… les sommes versées par le Comité d’Etablissement dans le cadre des CESU du CE, sont également déductibles, par l’entreprise au titre de l’impôt sur les sociétés.
En conclusion : Il est clair que notre direction néglige le bien-être de ses salariés. Elle prend  véritablement en otage les salariés qui se sont engagés auprès de leurs prestataires de service en ce début d’année et qui se retrouvent à attendre une signature de l’accord NAO par les Organisations Syndicales pour obtenir leurs chèques emplois. Dans son permanent soucis de « dialogue social » elle s’arrange donc pour faire porter une fois de plus la responsabilité de cette lacune aux Organisations Syndicales …
L’absence de CESU à TURBOMECA en 2015 est de l’unique responsabilité de notre direction. Il faut que toutes ces formes de chantage cessent à TURBOMECA si l’on veut instaurer un dialogue social digne de ce nom.

La CGT demande la remise en place immédiate du dispositif CESU qui doit être pérennisé et sorti du champ des NAO.

mardi 17 février 2015

MERCI PATRON !

Salaire :     Ouvriers/ETAM

AG : 0,4%  0,03 € brut par point
AI : 0,75%  mesures spécifiques comprises
0,2% effet ancienneté

Cadres : 1,35%

Emploi : Aucune proposition

FAITES VOS COMPTES ET VOUS VERREZ A QUEL NIVEAU SE SITUE LES « AUGMENTATIONS »
MONTREZ VOTRE INSATISFACION ET VENEZ MANIFESTER VOTRE MECONTENTEMENT

la CFE-CGC, FO, la CGT appellent à un :



ARRÊT de TRAVAIL

MERCREDI 18 FEVRIER 2015

« Rassemblement devant la Centrale »

9h15 à 9h45  Equipe du matin-Normale
14h30- 15h Equipe du soir
Equipe de nuit : ½ heure fin de poste

L’arrêt de travail s’étend au-delà des horaires normaux

Nous rappelons que la grève est un droit constitutionnel, nul ne peut y faire obstacle.

vendredi 13 février 2015

NAO 2015 : 2e Réunion


La Direction a réuni les organisations syndicales pour la 2ème réunion NAO le 11 Février 2015.
Au travers des managers, elle a organisé des réunions de « soi-disant » information. Mais vous a-t-on réellement informé de la teneur des discussions et des échanges tenus au cours de cette réunion ?  Résumé et analyse CGT … 

Les quelques 500 salariés qui se sont mobilisés sur les 3 sites à l’occasion du mouvement initié par la CGT juste avant la réunion, ont bien eu raison de le faire. En effet la direction s’est bien montrée provocatrice et irrespectueuse sur ses premières propositions… 

Un tableau bien noirci…

Premier constat : Politique inchangée par rapport à 2014, le contexte présenté par la direction mélange des éléments pour appuyer sa stratégie : chiffres SAFRAN, chiffres TURBOMECA, années de références différentes, intéressement, participation…  Personne ne s’y retrouve et c’est bien la volonté de la direction  qui met tout en œuvre pour noircir le tableau, et  justifier les MAIGRES propositions qu’elle va révéler aux OS.


Politique salariale :

La Direction fait référence à l’indice INSEE et affiche une inflation à 0 % pour 2014.
ð  La CGT fait remarquer que selon l’INSEE lui-même, son indice n’est pas représentatif de l’évolution du coût de la vie.

La Direction a avancé ses propositions en matière de politique salariale pour l’année 2015, précisant avec insistance que ces propositions seront celles appliquées en cas de non signature majoritaire :
-       Non cadres :
o   0,4 % AG au 1er mars 2015  (rappel 2014: AG de 1.4% versée le 1er février)
o   0,75 % AI au 1er août 2015 incluant toutes les mesures spécifiques  (rappel 2014: 1.05% au 1er aout)
o   valorisation de la prime d’ancienneté  à hauteur de 0,2 %
-       Cadres :
o   1,35 % AI au 1er janvier 2015  (rappel 2014: AI de 2.65%)
Après ses propositions, dont nous vous laissons juger le niveau, la Direction a demandé aux Organisations Syndicales leurs appréciations et leurs revendications.

ð  La  CGT a rappelé sa démarche qui s’appuie sur les repères revendicatifs nationaux et qui se base sur la consultation de ses adhérents et des salariés afin de construire les revendications. 

Emploi

La Direction parle de « maintien des effectifs en 2014 », et réitère son leitmotiv « Un emploi pour tous ».
ð  La CGT affiche son désaccord quant à la stabilité des effectifs énoncée par la Direction. Effectivement les chiffres montrent une décrue des effectifs ouvriers et ETAM sur l’année 2014 au périmètre France, c’est un non-respect des engagements NAO 2014. A cette baisse d’effectif se rajoutent 168 licenciements sur le périmètre monde qui ont un impact sur notre capacité de production. De plus, la CGT dénonce fermement la pratique qui vise à intégrer les heures supplémentaires dans le calcul charge/capacité : cette provocation est une première à TURBOMECA. Effectivement même si la Direction annonce quelques 150 recrutements ils seront bien en-deçà de nos réels besoins. La CGT fait d’ailleurs remarquer que certains salariés ont déjà effectué 30 heures supplémentaires en janvier, ce qui laisse présager que le plafond des 130 heures va être atteint très rapidement.

La Direction répond qu’elle se rapprochera des Organisations Syndicales pour déplafonner ce quota…
ð  La CGT constate que l’équilibre vie privée/vie professionnelle mis en avant par la Direction lors des discussions Agilité/Performances est de fait mis à mal. La CGT indique toutefois qu’elle n’est pas opposée à l’utilisation des heures supplémentaires mais  uniquement dans un contexte de  surcroît temporaire de charge
ð  A cela s’ajoute des situations de détachement qui se multiplient et durent dans le temps ce qui est générateur de RPS.

Le but n’est-il pas clairement de mettre à mal  l’accord des 35 h ?

EN CONCLUSION

-        Comment la Direction peut-elle penser qu’après l’annonce de chiffres records, les salariés vont pouvoir accepter des propositions aussi basses, voire ridicules ?
-        Comment demander constamment des efforts aux salariés, sans jamais les récompenser ?
-        Comment pouvons-nous accepter cette provocation, ce manque de considération, ce manque de respect  des organisations syndicales et au travers d’elles, les salariés ?

Il est encore temps de réagir. Ne nous laissons pas embarquer dans cette pièce de théâtre écrite et mise en scène par notre direction.
Soyons plutôt les ACTEURS de celle-ci, modifions le scénario, réécrivons les textes, nous ne sommes pas un poids financier dans l’entreprise, mais au contraire, nous sommes les Hommes et les Femmes qui sont et qui créent la richesse de TURBOMECA

La délégation CGT invite l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à se mobiliser contre l’attitude provocatrice de la direction.

PREPARONS-NOUS A PARTICIPER ET A AGIR ENSEMBLE…

mardi 10 février 2015

NAO : Non à l’austérité, Oui au Progrès Social

Les annonces du Président lors de son discours devant les salariés, ont confirmé son acharnement à mettre en avant sa volonté de s’attaquer à notre statut social. Pour rappel, dans son préambule celui-ci trace la voie, 20% de rentabilité supplémentaire.

Pour atteindre de tels objectifs, il table sur une mise à nu de notre statut social et accords. Les prochaines réunions Direction/organisations syndicales, NAO et « Agilité et Performance », seront l’occasion pour  nos dirigeants de nous imposer avec autorité une régression sociale sans précédent.

La régression est en marche, déjà on voit pousser ici et là des chantiers dit de « simplification ». On pourrait entendre que l’on veuille s’attaquer aux incohérences issues des diverses réorganisations du travail mises en place ces dernières années. Malheureusement, ces divers chantiers s’apparentent plus à une volonté acharnée de baisser les effectifs coûte que coûte.

Au niveau de la charge de travail, nous sommes loin du pessimisme affiché par nos Directeurs fin 2014. 
ð 2015 s’annonce « chargée », ce sont 100 moteurs supplémentaires, très certainement sortis de la « hotte du Père Noel » qui s’ajoutent au PDP avec 857 moteurs au total.
ð Le volume d’heures de fabrication croit significativement de part l’augmentation de l’activité réparation.
ð  A ceci, nous pouvons y rajouter le rapatriement de la charge de MONROE et bien sûr le challenge sur les nouveaux moteurs, Fortes Puissances, ARRIUS 2R, ARRANO…. Autant dire, pour 2015 nous n’avons pas les capacités productives suffisantes.

Pour cette année, on aurait pu espérer une politique de l’emploi offensive.
« Que Nenni », au programme polyvalence, polycompétence, heures supplémentaires incluses dans le calcul de l’équilibre charge/capacité et donc une remise en cause des 35 heures, utilisations de l’intérim. De plus, il est vivement conseillé aux managers de se réapproprier le temps de travail des salariés.

Question salaire, vous aurez remarqué le mutisme de nos dirigeants sur la bonne santé financière de notre entreprise. Et pour cause, les premières réunions de NAO qui ont débuté dans des entreprises du Groupe nous donnent la tendance, elles s’affichent autour de 1%, nous sommes très loin du compte.
Comme vous pouvez le remarquer quand il s’agit de rémunérer le travail l’indice de référence est l’INSEE, à contrario le Capital lui bénéficie des largesses de nos dirigeants.


La coupe est pleine !

Les orientations qui sont prises aujourd’hui sont dangereuses, et aboutissent à démobiliser les salariés.
Dans une entreprise qui se veut responsable, il n’est pas admissible de parler des salariés en termes de « variable d’ajustement ».
Les salariés sont les acteurs principaux de la réussite de notre société et on se doit de répondre à leurs attentes.
Il est temps d’arrêter cet engrenage dans lequel on veut nous enfermer. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. D’autres choix sont pourtant possibles. Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois, repenser le travail, il faut créer les conditions d’une véritable reconquête industrielle.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se
faire sans la mobilisation et le rassemblement des salarié-es, des forces syndicales.

La CGT vous propose de répondre à toutes les initiatives qui vous seront proposées.



LA CGT APPELLE A UN ARRET DE TRAVAIL

ARRÊT de TRAVAIL

MERCREDI 11 FEVRIER 2015

            « Rassemblement devant la centrale »
9h15 à 9h45  Equipe du matin et normale
14h30- 15h – Equipe du soir
Equipe de nuit : ½ heure fin de poste

Nous rappelons que la grève est un droit constitutionnel, nul ne peut y faire obstacle.

vendredi 6 février 2015

VŒUX DU PRESIDENT Prendre ses désirs pour la réalité

Olivier Andries, président de TURBOMECA, a pris l’habitude chaque année de présenter ses vœux aux salariés. Cet exercice de communication est devenu le moyen de faire passer des messages qui ont parfois du mal à rencontrer la réalité du terrain…

Relevé de conclusion sur l’agilité et la performance 
Désirs : En insistant sur la signature du relevé par certaines Organisations Syndicales, notre Président a exprimé l’idée qu’en termes de représentativité, les salariés étaient donc prêts à la transformation de TURBOMECA, notamment sur le temps de travail.
Réalité : La CGT première organisation syndicale au niveau société n’a pas signé le dit relevé, sur le temps de travail. Pour rappel, les signataires n’ont validé que l’idée de poursuivre des discussions, sans obligation de résultat.

SUR LE TEMPS DE TRAVAIL, LES SALARIES ONT EXPRIMÈ PAR UNE MOBILISATION FORTE LEUR MOTIVATION A DEFENDRE LEURS ACQUIS ET NON A TRANSFORMER L’ACCORD SIGNÈ

NAO 2014 : Accord sur le maintien de la capacité industrielle
Désirs : Le service communication de TURBOMECA donne sa pleine mesure en ce début d’année. Les notes internes arrivent dans nos boites mails quasiment tous les jours. Concernant le bilan de l’accord NAO, sur les salaires et l’emploi de 2014, on veut nous faire croire qu’on a embauché plus de monde que prévu.
Réalité : Pour la CGT, un des points marquant des NAO 2014 qui a pesé dans la décision de valider cet accord était : « le maintien de la capacité industrielle en termes d’effectifs ». Or, malgré une campagne d’embauches, le delta entre entrées et départs demeure négatif sur les emplois industriels.

LA DIRECTION N’A PAS TENU SES ENGAGEMENTS PAR RAPPORT A L’ACCORD SIGNÈ L’AN DERNIER PAR L’ENSEMBLE DES ORGANISATIONS SYNDICALES.
QUELLE CONFIANCE ACCORDER A SES ENGAGEMENTS FUTURS ?

SSE  / CHSCT (1) : Où est la complémentarité ?
Désirs : Le président a également exprimé la volonté que nos établissements à TURBOMECA reçoivent des distinctions dans les bonnes pratiques SSE.

Réalité : Que peuvent valoir les médailles et titres obtenus dans le domaine de la SSE lorsque les demandes des CHSCT n’aboutissent pas sur des questions essentielles de santé et de sécurité au travail ? Faut-il rappeler toutes les difficultés qu’ont les élus à faire respecter les réglementations en vigueur sur un sujet tel que l’amiante par exemple ?
 Fluctuation de la production neuve
Désirs : Notre direction a fortement communiqué sur la nécessité de transformer TURBOMECA pour s’adapter à la baisse de la production neuve. La petite musique nous la connaissons bien maintenant, pour s’adapter à la baisse d’activité, il faut être AGILE pour être PERFORMANT.
Réalité : Faute d’accord sur l’agilité, pour s’adapter, notre direction a fait des choix de réinternaliser, sur les sites français, une activité qui nous appartenait déjà.
En effet, les moteurs Arriel de TMUK étaient réparés à Tarnos avant d’être affectés en Angleterre. Même chose pour la production de pièces à Monroe, ces usinages étaient réalisés en France avant d’être affectés aux Etats-Unis.

LES RECENTES FERMETURES DE SITES TRADUISENT L’ECHEC DES POLITIQUES D’EXTERNALISATION 
PRATIQUEES PAR LES DIRECTIONS TURBOMECA CES DERNIERES ANNEES.

Le Dialogue Social
Désirs : Notre direction convoque régulièrement les élus de toutes les organisations syndicales pour construire un « dialogue social  modernisé » selon les propres vœux du Président.
Réalité : La direction convoque effectivement les Organisations Syndicales à plusieurs reprises sur chaque sujet. Ces réunions n’aboutissent souvent à rien de concret et n’ont d’autres objectifs que d’«aspirer» les élus vers elle tout en les éloignant de la réalité du terrain.

Ceci s’inscrit directement dans la logique du projet du gouvernement sur la réforme du dialogue social, directement téléguidé par le MEDEF, dont l’un des objectifs majeurs est de diminuer l’expression des syndicats et par la même celle des salariés.

LE « DIALOGUE SOCIAL » QUE NOUS VEND LA DIRECTION S’APPARENTE PLUS A UNE « MANIPULATION SOCIALE » DES ORGANISATIONS SYNDICALES PLUTOT QU’A UN ECHANGE CONSTRUCTIF.



En renforçant son service communication notre direction a mis en place un véritable outil de propagande qui nous abreuve d’informations sur la vie de l’entreprise. Mais ne soyons pas dupes, en occupant l’espace de la sorte, notre direction a pour unique objectif de nous amener tous vers la pensée unique, en l’occurrence la sienne ...

LA FRONTIERE ENTRE COMMUNICATION ET MANIPULATION EST MINCE

La CGT ne prétend pas détenir la «vérité», mais, dans sa mission syndicale, elle veillera à ce que chacun puisse connaitre tous les tenants et aboutissants des problématiques auxquelles nous avons tous collectivement à faire face.
Avec les moyens dont elle dispose, la CGT s’engage donc à informer au mieux l’ensemble des salariés en amenant un éclairage différent de celui de notre direction.  Elle s’engage à continuer les débats avec vous via des consultations de salariés, des assemblées générales de syndiqués, etc...
Ne vous laissez pas envahir par le message unique de notre direction, restez à l’écoute de toutes sources d’informations, c’est le meilleur moyen de rester éveillé …
C’est ensemble que nous pouvons faire le vœu de pérenniser nos emplois, nos statuts, notre avenir.


jeudi 5 février 2015

NAO 2015 Réunion de Bilan

Les Négociations Annuelles Obligatoire (NAO) de l’année 2015 ont débuté mardi 27 janvier par la traditionnelle réunion de bilan. A l’occasion de cette rencontre, la direction remet des informations qui doivent servir aux organisations syndicales d’éléments à la négociation.

Rappel des NAO 2014 :
La CGT et les autres Organisations Syndicales représentatives ont signé un accord sur les mesures sociales qui prévoyait notamment des AG plus fortes que les AI, une mesure plancher de 1000€, et sur l’emploi, le maintien de notre capacité industrielle.

Bilan politique salariale :
-       Pour les ouvriers et ETAM :
o    une AG de 1.4% versée le 1er Février 2014
o   Budget AI de 1.05% au 1er aout : Selon la Direction, près d’un salarié sur deux a bénéficié d’une AI :
-       Environ 800 pts ont été distribués dans le cadre des mesures spécifiques
-       L’équivalent de 0.1% de la MS aurait été distribué Hors quota pour le réajustement des filières techniciens et Bac Pro.
-       Pour les ingénieurs et cadres : Budget AI de 2.65% : 9 Salariés auraient eu 0% et 138 auraient eu moins de 1000€ d’augmentation sur l’année avec une  AI moyenne à 1.89%
-       Pour toutes les catégories :
-       150€ de prime versé en avril dont 50% a été  pérennisé au 1er Déc 2014 sur la prime énergie.
-       1021 salariés (environ 1/4 de l’effectif) auraient bénéficié de la mesure plancher de 1000 €.
-       La direction fait remarquer que le programme salarial 2014 est de 2.65% mais que dans les faits, il est à 3.1% en comptant la prime de 150€ et le plancher de 1000€.
ð  Pour la CGT le point positif de cette politique salariale était l’AG plus forte que l’AI. Néanmoins  elle n’était pas à la hauteur de l’évolution du coût de la vie en 2014 et ne concernait qu’une partie du personnel.
ð  Le niveau des AI à 1.05% ne permet pas le doublement du salaire sur une carrière professionnelle. Pour la CGT le niveau minimum requis est de 1.5%.
ð  La CGT fait remarquer que la Direction ne donne aucun moyen de vérification des mesures individuelles. Nous ne pouvons donc pas dire si le budget a été entièrement consommé..

Rémunérations complémentaires moyennes :
Intéressement       à 3180€ en 2014 (3100€ en 2013)
Participation         à 2194€ en 2014 (1770€ en 2013)
PEG                     à +20% d’abondement soit 6756€
La direction additionne les mesures salariales, la participation et  l’intéressement pour nous annoncer que nous touchons pratiquement 15 mois de salaire dans l’année !
ð  La CGT refuse cet amalgame. En effet il faut faire la distinction entre le salaire, censé rémunérer la force de travail + la reconnaissance de la qualification du salarié et les rétributions sous forme de participation ou d’intéressement qui dépendent des profits de l’entreprise et/ou de l’évolution du cours de la bourse et ont donc un caractère aléatoire. A ce titre ces rétributions ne doivent pas être substituées à du salaire.

Temps de travail
37000 heures supplémentaires ont été effectuées en 2014
ð  La CGT note que ces heures supplémentaires correspondent à 25 emplois temps plein. Elle fait remarquer aussi qu’en plus de cela il y a eu 35000h d’écrêtées en 2014, donc quasiment autant d’emplois potentiels en moins.
Emploi
4985 effectifs inscrits dont 500 Microturbo.1540 à l’étranger soit un total de 6525 personnes.
En 2014      à 148 entrées dont 35 mutations groupe
                 à 170 départs dont 29 mutations groupe et 16 ruptures conventionnelles
Evolution des Effectifs France sur un an : -25 ouvriers -25 ETAM et +30 cadres
Capacité industrielle monde : -168 effectifs TMM et TMUK
68 recrutements dont 26 intérimaires ont été réalisés dans le domaine industriel.
ð  La CGT remarque qu’au niveau des effectifs ouvriers, la direction n’a pas respecté son engagement de maintenir l’emploi industriel dans le périmètre France malgré les 68 recrutements le delta est négatif avec moins 25 personnes production. Elle souligne également une baisse inquiétante des effectifs ETAM.
ð  Concernant les ruptures conventionnelles, la CGT demande combien de postes ont été remplacés sur les 16 départs è Fin de non-recevoir de la direction qui considère que cela est une mesure à la marge… qui représente tout de même près de 10% des départs…
ð  La CGT constate un manque d’effectif dans les ateliers pour 2015 par rapport à une charge supplémentaire de 100 moteurs annoncée dernièrement.  La direction propose d’inclure dans le calcul de la capacité annuelle le quota d’heures supplémentaires. Cette mesure tend à intégrer les HS dans le temps de travail de base au détriment de l’emploi.
Le recrutement d’alternants a été porté à hauteur de 6% de l’effectif pour 5,5% prévu dans l’accord (165 personnes).
ð  La CGT souligne comme positif l’augmentation de la politique d’alternance notamment dans le domaine productif, mais il faudra traduire c’est effort de formation par des embauches en fin de  cursus. Pour rappel très peu ou pas d’apprentis ont été embauchés ces dernières années à l’exception de 2014 grâce à l’action de la CGT et des salariés.
Calendrier des prochaines réunions
Les prochaines réunions de négociation auront lieu les 11 et 18 février 2015
ð  La CGT rappelle à la direction sa démarche basée sur la consultation de ses syndiqués et  des salariés. Le calendrier serré imposé ne pourra donc pas être respecté en l’état.
EN CONCLUSION

Ces dernières années, la direction s’engage sur des NAO déjà cadrées par le groupe en matière de politique salariale. Sans mobilisation des salariés, il apparaît difficile d’aller au-delà de ce cadrage. 
Reste le terrain de l’emploi où les OS et notamment la CGT croyaient avoir encore quelques marges de négociation. A ce jour, la direction n’a pas tenu ses engagements par rapport à l’accord signé l’an dernier (-25 en production). De plus, nous pouvons dire que la direction a volontairement tenu un discours alarmiste sur une baisse significative de la charge en 2015 afin de mettre une certaine pression sur les OS et les salariés en fin d’année dernière dans le cadre de l’« Agilité-Performance ». Pour preuve, à peine le relevé de conclusions signé, elle annonce en CE 100 moteurs supplémentaires à livrer cette année.
Au final notre capacité mondiale aura baissé avec 168 licenciements à l’étranger et une baisse des effectifs en France.
Il nous apparaît difficile dans ces conditions de parler de dialogue social mais plutôt de « manipulations sociales ». Devant ce constat, seule une réponse collective nous permettra de nous faire entendre. Ces négociations devront être l’affaire de tous les salariés. La CGT veut permettre, dans tous les établissements, aux salariés de s’informer, de donner leurs opinions et d’élaborer les revendications.
Préparons-nous à participer et agir ensemble…


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...