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jeudi 29 janvier 2015

Amiante

Alors que l’annonce du lancement du projet CAP2020 est maintenant officielle, attendrons-nous d’avoir une nouvelle usine à Tarnos pour faire passer la santé et les conditions de travail des salariés en priorité ?

L’amiante reste une problématique majeure de santé au travail y compris à Turbomeca Tarnos. Le CHSCT a alerté la direction d’établissement sur les dangers que pouvaient occasionner certains élements de construction de notre établissement.

Si notre PDG, lors de sa présentation des vœux aux salariés, a souhaité que Tarnos puisse obtenir dans les pochaines années une reconnaissance des bonnes pratiques SSE de notre site, le chemin reste difficile pour pouvoir y prétendre.

La CGT alerte les salariés et relance la direction sur les risques potentiels encourus pour l’ensemble des personnes.

A Tarnos, certains éléments de plafond du batiment 3 (Plaques d’isolation sous chéneaux) ont été classés comme faisant partie de la catégorie des matériaux considérés dangereux ; [produits de la liste A (décret n° 2011-629 du 3 juin 2011) relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante correspondent aux anciens matériaux friables : flocages, calorifugeages et faux plafonds.]

Suite à l’intervention du CHSCT auprès de la DIRECCTE (inspection du travail), cette dernière a informé la direction de Turbomeca qu‘il devenait impératif de réaliser les travaux.

Mais pour cela il faut :

-       Mettre en œuvre le plan de prévention : c’est un document écrit qui établit avant le commencement de travaux, les modalités d’intervention sur des chantiers pouvant contenir des materiaux dangereux.

-       Elaborer un plan de retrait : Le plan de retrait ou de confinement est le document de base de tout chantier de retrait ou de confinement de matériaux contenant de l'amiante.

Chaque nouveau chantier doit faire l’objet d’une étude préalable. A chaque nouveau travaux, des prélèvements doivent permettre de dire quels secteurs sont concernés par les produits dangereux. Si c’est le cas, les plans de prévention et de retrait doivent obligatoirement permettre d’isoler et de protéger les salariés des secteurs concernés.

Tout doit être mis en œuvre pour garantir la santé des salariés qui pourraient être exposés à l’amiante.

Si nous parlons au conditionnel, c’est que nous ne partons pas d’une meconnaissance de la situation, la mise en œuvre du principe de précaution doit permettre de continuer à travailler dans de bonnes conditions.

Sans faire dans l’éxagération, le Batiment 3 est-il le seul concerné ?

L’exemple du Batiment 2 :

Le plan de prévention concernant les travaux dans cette partie de l’usine a-t-il été correctement mis en œuvre ?

Nous apprenons que les salariés d’une entreprise sous-traitante intervenant sur le secteur ont fait valoir leur droit de retrait lorsqu’ils ont découvert que des élements de construction contenaient de l’amiante.

MOTIF PRINCIPAL : CETTE ENTREPRISE N’EST PAS HABILITE A REALISER DES TRAVAUX EN MILIEU CONTENANT DE L’AMIANTE.

Nous refusons de croire que la direction de notre établissement a fait l’économie du surcoût qu’occasionne le recours aux entreprises spécialisées ! Pourquoi cette situation aujourd’hui ? Faudra t-il intervenir auprès des organismes extérieurs pour faire respecter la législation en vigueur ?

Les prérogatives du CHSCT :

Les élus CGT du CHSCT ont alerté le secrétaire et les différents intervenants de la direction. En réponse, une note interne a été diffusée pour faire savoir que des analyses de l’air avaient été faites, ne présentant aucun risque. Cela dit tout nouveaux travaux doit être réalisé avec la mise en œuvre des précautions réglementaires :

-       Avec les plans de prévention et de retrait remis à la DIRRECTE (inspection du travail)

-       Intervention d’une entreprise habilitée au désamiantage.

La réunion ordinaire du CHSCT qui a eu lieu ce 27 Janvier, a permis de préciser la mise en place des plans de prévention. Selon la direction, ces derniers deviennent systématiques depuis le 01/01/2015. Cependant nous attendons des mesures fortes pour améliorer le confinement des panocells jugés insuffisant par l’inspectrice du travail présente lors de cette réunion. Ainsi que l’évacuation de ces derniers qui menacent toujours, depuis l’alerte du CHSCT du mois de Juin 2014.  


Pour information : Le droit de retrait du salarié Art L4131-1du code du travail
« Le travailleur alerte immédiatement l'employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer d'une telle situation. L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité ».


A savoir : Le droit de retrait n’entraîne ni sanction, ni retenue sur salaire. Si le salarié est victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle alors que l’employeur était informé de la situation, celui-ci peut être condamné pour faute inexcusable de l’employeur et dans ce cas des dommages peuvent être accordés.
La CGT reste à votre disposition pour toute interrogation sur ces sujets

mercredi 14 janvier 2015

MEILLEURS VŒUX @TOUS !

Au moment où la CGT de Tarnos souhaite présenter ses vœux aux salariés de Turbomeca, nous voulons saluer l’élan de recueillement et de solidarité qui a eu lieu lors de la minute de silence, en hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière.
A l’image des manifestations sur le plan national, les salariés de Tarnos ont participé massivement à ce rassemblement.

Aussi, la CGT de Tarnos appose des dessins de Charb  dans ce tract et souhaite ainsi rendre hommage aux dessinateurs caricaturistes, satiriques, de Charlie Hebdo, et autres victimes de ceux qui veulent empêcher la liberté d’expression.

Liberté d’expression dans les médias, dans les entreprises est essentielle pour limiter les dictats, les dérives et abus.

« Je préfère mourir debout que vivre à genoux «  Charb


Si le contexte national est particulier, la situation au niveau local l’est aussi.
A Turbomeca, l’année 2014 a était une année marquante en lancement de projets de transformations et de réorganisations de l’entreprise tant à l’international que sur les sites français.

Cette réorganisation qui supprime des emplois à l’étranger pour relocaliser de l’activité en France interroge les organisations syndicales sur les pratiques de gestion de la société en général.

Difficile d’accompagner une politique qui conduit à des licenciements à l’étranger, mais qui répond pourtant à notre volonté de développer l’emploi industriel en France.

En 2015, les chantiers lancés par le PDG vont se concrétiser.

La transformation de Turbomeca est en marche. C’est à chacun de se mobiliser pour que les conditions de travail s’améliorent, pour que le statut social de Turbomeca se pérennise.



Les élus de la CGT Tarnos restent à l’écoute de tous les salariés. Cadres, agents de maitrise, employés, ouvriers toutes catégories confondues, n’hésitez pas à nous contacter pour exprimer vos difficultés.

La fusion des CCI et les transferts d’activités ne doivent pas porter atteinte aux conditions de travail des salariés. La CGT et les organisations syndicales représentatives ont obtenu l’engagement de notre PDG, de garantir un emploi pour chacun.

La CGT signataire de l’accord emploi/mobilité participe à la commission de suivi de la mise en œuvre de l’accord. En vous rapprochant des élus CGT vous pourrez mieux défendre vos intérêts.
Les discussions qui ont eu lieu dans le cadre du relevé de conclusion Agilité/performance laissent présager des changements dans l’organisation du travail qui toucheront toutes les catégories sociaux-professionnelles. Là aussi toutes les remontées d’informations seront utiles dans l’intérêt collectif.

Dans notre dernier tract « Bonnes fêtes de fin d’année à tous » nous faisions état d’une activité industrielle en hausse en 2015. La volonté de notre direction est de poser les modulations de services sur le deuxième semestre de l’année 2015 principalement à la DI et d’avoir recours de « manière significative » aux heures supplémentaires sur cette même période.

Cette initiative impose des heures supplémentaires payées et non récupérables. Les heures supplémentaires d’un maximum de 130 heures à l’année à Turbomeca sont fixées par l’accord de 2000. Personne n’a l’obligation de répondre positivement à une sollicitation non prévue dans la journée. Afin de concilier vie professionnelle et vie familiale, un délai de prévenance raisonnable est nécessaire.

Aussi, la CGT souligne en ce début d’année que le contexte baissier de l’activité industrielle a été trop mis en avant ces derniers mois.

Le rapatriement de nos charges de travail sur les sites français en plus de la hausse de la demande des moteurs neufs et l’accélération du développement de l’Arano, se traduit par une augmentation significative des charges de travail. En janvier 2015, nous avons constaté que des embauches d’intérimaires, présents sur site, ont été concrétisées. C’est donc une bonne chose.

La CGT sera encore très vigilante pour que l’adéquation charge/capacité ne se fasse pas au détriment des conditions de travail mais en faveur de la création d’emploi.

Nous reviendrons vers vous prochainement pour les NAO notamment.

Bonne année à tous.
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