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jeudi 22 octobre 2015

Accord de principe AGIRC ARRCO : 5,7 milliards d’économies sur le dos des salariés et des retraités, 300 millions compensés pour les entreprises. Un scandale !

Le 17 février dernier se sont ouvertes les négociations AGIRC ARRCO entre les organisations patronales et syndicales qui concernent 18 millions de cotisants et 12 millions de retraités et qui représentent 30 à 56% du montant total de la pension.
La situation financière de ces régimes n’est contestée par personne. Les réserves de l’AGIRC arriveront à épuisement en 2018, celles de l’ARRCO en 2027. Il fallait donc apporter des réponses pour maintenir les droits des salariés, assurer un niveau de retraite permettant de vivre dignement et pérenniser les régimes sur le long terme. La CGT a fait des propositions immédiates et chiffrées dès le début de la négociation, permettant de dégager de nouvelles ressources pour maintenir les droits à travers, notamment, de deux propositions phares :
·         une augmentation de la cotisation AGIRC pour financer le régime qui en a le plus besoin, ce qui représente 7 euros par mois pour un salaire de 4 000 euros bruts et un apport de 2milliards d’euros dès 2016 ;
·         une contribution transitoire versée par les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale femme - homme et dégressive en fonction des efforts réalisés. Apport de 5,7 milliards d’euros dès 2016.
Le 16 octobre, la négociation s’est terminée par un accord de principe avec effet dès 2019, soumis à signature qui concernera tous les salariés relevant du privé nés en 1957 et suivant.
L’accord qui devrait être signé par les trois organisations patronales et la CFDT, la CFE CGC et la CFTC le 30octobre prochain, c’est le report de l’âge de départ en retraite d’un an ou une baisse des  pensions.
La CGT souhaite éclairer l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi.
Le report de l’âge de départ en retraite et la baisse du niveau des pensions
L’accord prévoit un système de bonus-malus pour les salariés, selon l’âge auxquels ils partiront en retraite.
Un salarié qui aurait toutes ses années pour prétendre faire valoir ses droits à retraite dans le régime de base, aura alors plusieurs choix au niveau de sa retraite complémentaire.
Prenons quelques exemples :
Premier exemple
·         le salarié a 62 ans, il a toutes ses années pour prétendre bénéficier d’une retraite à taux plein. Il peut partir en retraite mais, avec cet accord, il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10 % pendant trois ans ;
·         pour l’éviter, Il décide de retarder son départ, dans ce cas :
ü  il n’a plus d’abattement s’il part à 63 ans,
ü  il bénéficie d’un bonus de 10 % pendant un an, s’il part à 64 ans, de 20 % pendant un an, s’il part à 65 ans, de 30 % pendant un an, s’il part à 66 ans.
Deuxième exemple
·         une femme a son taux plein à 64 ans, ce qui est la moyenne aujourd’hui au regard des carrières des femmes. Elle décide de bénéficier de ses droits à retraite à 64 ans, elle aura une retraite complémentaire amputée de 10 % pendant trois ans ;
·         si elle décide de reporter son départ, dans ce cas :
ü  elle n’aura plus d’abattement à 65 ans,
ü  elle bénéficiera d’un bonus de 10 % pendant un an, si elle part à 66 ans, de 20 % pendant un an, si elle part à 67 ans, de 30 % pendant un an, si elle part à 68 ans

Troisième exemple
·         Un salarié bénéficie du dispositif carrière longue ou pénibilité qui lui permet de partir à 60 ans :
ü  il se verra amputer sa retraite complémentaire de 10 % pendant trois ans ;
·         s’il décide de reculer l’âge de départ, dans ce cas :
ü  il n’a plus d’abattement s’il part à 61 ans,
ü  il bénéficie d’un bonus de 10 % pendant un an, s’il part à 62 ans, de 20 % pendant un an, s’il part à 63 ans, de 30 % pendant un an, s’il part à 64 ans.
Tous les salariés relevant du secteur privé, quelque soit leur situation au regard des droits à la retraite se verront concernés par cet accord. Eu égard au pouvoir d’achat des salariés et des retraités, nombre de salariés n’aura pas d’autre choix que de travailler plus longtemps. Il s’agit donc d’un report de l’âge de départ en retraite.
Pour d’autres, notamment pour les 6 millions de demandeurs d’emploi qui n’ont pas d’autre choix que de partir en retraite à l’âge du taux plein, ils se verront appliquer ces abattements de 10% pendant trois ans. Il en est de même pour toutes celles et tous ceux qui sont en maladie voire en longue maladie.
Pour tous ceux-là, ce sera une baisse imposée du niveau de leur retraite.
Nous rappelons que le niveau moyen de retraite, base + complémentaire, est de 1206 euros et que nombre de retraités sont bien en dessous. Seuls ceux qui ne sont pas assujetti à la CSG à la retraite seront épargnés par cet accord.
Le gel de la revalorisation des pensions
·         Une revalorisation des pensions à hauteur des prix -1% avec une clause « plancher ». Cela signifie que si l’inflation, comme le prévoit nombre d’économistes reste faible dans les trois prochaines années, ce sera un gel du niveau des pensions. Celui-ci est déjà en œuvre depuis 2013, date du dernier accord sur les retraites complémentaires ;
·         un décalage de la date de revalorisation des pensions, de façon pérenne, au 1er novembre
La baisse du rendement des régimes de retraite
·         Une augmentation du prix d’achat du point, en terme technique, c’est une baisse du rendement des régimes qui touchera tous les retraités futurs. Pour le même salaire, il achètera moins de points donc sa retraite chutera.
La fin du régime AGIRC par la création d’un régime unifié issu de la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO
·         La disparition de l’AGIRC en fusionnant l’AGIRC et l’ARRCO a été troquée contre une négociation nationale interprofessionnelle pour définir les grandes lignes de la notion d’encadrement. Rien ne garantit l’avenir du statut cadre, de la GMP (garantie minimale du point), des 1,5% de prévoyance et du futur niveau de pensions complémentaires des cadres.
Aucun financement supplémentaire du patronat
·         En contrepartie, le Medef propose de mettre 300 millions de cotisations sur la table. Cette augmentation sera compensée par une baisse des cotisations ATMP (accident du travail, maladie professionnelle), c’est l’engagement qu’a pris le gouvernement pour que cet accord puisse exister. C’est scandaleux ! Le patronat se paye sur l’argent des victimes du mal-travail organisé par lui-même alors que les sous déclarations sont largement reconnues. La CGT a refusé ce marché de dupe qui va permettre, dans un deuxième temps, au pouvoir politique, de reporter l’âge légal de départ en retraite.
·         Ces mesures très douloureuses pour les salariés et les retraités ne suffiront même pas à financer le déficit (6 milliards alors que le besoin est de 8,7 milliards en 2020). Sans rapport de force d’ici là, la prochaine négociation en 2019 devra donc encore à priori se traduire par de nouvelles amputations de droits pour les salariés.

Rien n’est encore définitif, une campagne de quelques jours pour démontrer aux salariés la nocivité de cet accord de principe pourrait amener les signataires annoncés à renoncer à leur signature.

lundi 28 septembre 2015

NOUS VOULONS DE LA TRANSPARENCE !

Nous allons prendre dans cette info 3 exemples d’actualités qui occupent les représentants du personnel que nous sommes au sein des 3 instances représentatives. Le but est de démontrer que notre direction ne souhaite pas nous donner tous les éléments d’information sur les politiques qu’elle mène. En procédant ainsi, elle cache à l’ensemble des salariés les véritables orientations menées.

AU COMITE D’ETABLISSEMENT (CE): Depuis plusieurs années, nous cherchons à connaître la répartition de la charge de travail principalement celle qui concerne directement les diverses unités de Tarnos. Cette pratique est identique au sein des 3 CE (Bordes-Tarnos-Buchelay). Toutefois à Tarnos, pour le CCIES toutes les indications sur le plan de production dans son ensemble ne nous sont pas communiquées.

En effet, nous connaissons en heures et en nombres de pièces, les fabrications et assemblages réalisés en interne, mais nous n’avons aucun suivi des charges de travail réalisées à l’extérieur entre autres : le niveau et l’évolution des achats et des charges pilotées.

Pourquoi ne pas donner ces informations? Ne serait-ce pas pour nous empêcher de mesurer plus précisément ce que chacun des salariés constate année après année, à savoir que nous externalisons de plus en plus tout ou parties de nos productions?

Conséquences, le discours de la baisse de charge occulte celui sur la ré-internalisation de nos produits Turbomeca. C’est ainsi que les salariés du CCIES de Tarnos, alors qu’ils vivent déjà le transfert d’activité de la ligne Pales de Turbine, sont de plus, sollicités pour des détachements.

Pour une vraie Transparence : Nous demandons de connaitre dans le détail les politiques de productions, d’achats et d’approvisionnements par CCI et ligne de montage :
- les charges en interne et celles « pilotées » en externe.
- Le niveau et l’évolution de la politique d’achat des pièces Turbomeca que nous ne fabriquons plus/pas du tout sur nos sites mais que nous assemblons néanmoins dans nos moteurs.


AU COMITE D’HYGIENE DE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL (CHSCT): A Tarnos, force est de constater que cette instance dysfonctionne. Comme nous l’avons précisé dans notre déclaration lue en CHSCT ce 9 septembre 2015 et communiquée aux salariés par mail, la simple application des textes et réglementation en vigueur n’est pas systématique.

En effet, le programme de préventions des risques et le bilan CHSCT n’ont pas fait l’objet de consultation des élus ces deux dernières années. C’est sous l’impulsion des membres CGT au CHSCT qu’enfin cette instance va émettre un avis en séance sur ces deux points. La DIRECCTE (inspection du travail) appréciera.

Pourquoi ne pas donner ces informations? N’est-ce pas pour nous empêcher là encore de mesurer plus précisément : - la portée des politiques SSE menées par notre direction ? – Le problème « Amiante » ?
– les indicateurs qui pourraient révéler une baisse de moral dans certains secteurs de l’entreprise ?

Nous demandons que le programme de préventions des risques et le bilan CHSCT fassent l’objet d’un vote des membres du CHSCT et d’une information au CE, comité d’établissement, chaque année, comme le stipule clairement le code du travail.

Si la réglementation en vigueur a du mal à être appliqué dans cette instance, la direction sait par contre mettre en œuvre les accords d’entreprises qui permettent d’éviter les sujets abordés normalement en CHSCT.

En effet, au sein du secteur « Pales de Turbines » les salariés traversent une période vécue comme très difficile. Notre direction a initié deux enquêtes, une pour violence au travail et une autre suite au suicide d’un salarié. Des membres du CHSCT ont été invités à participer à ces enquêtes « pluridisciplinaires » comme le prévoit l’accord SAFRAN sur le stress au travail.

En procédant ainsi, la direction explique au CHSCT qu’il faut attendre le résultat des enquêtes en cours avant de mener de quelconques mesures complémentaires à l’accompagnement psychologique déjà mis en place.

Les élus CGT au CHSCT ont alerté la direction sur des remontés de salariés en souffrance. Ce sont malheureusement les mêmes salariés, dont l’activité est transférée qui sont sollicités dans ces deux enquêtes.

Il ne faut pas faire d’amalgame ! Les deux enquêtes en cours n’apporteront pas les réponses aux difficultés de reclassement des salariés qui s’expriment sur le sujet. Notre direction n’accepte pas d’entendre que les modalités d’accompagnement prévues dans le projet de transfert d’activité ne permettent plus ou pas de réussir le reclassement de ces salariés profondément fragilisés.

C’est pourquoi, la CGT a souhaité avoir recours à une expertise extérieure pour traiter le « mal être » des salariés en difficultés dans leurs reclassements.

Nous demandons à la direction qu’elle réponde à nos demandes pour tout mettre en œuvre dans l’intérêt des salariés, à savoir :
-De faire respecter les engagements d’un emploi pour tous comme prévu initialement, mais de prendre l’engagement supplémentaire que chaque salarié saura au 1er janvier 2016 où il sera reclassé dans le courant de l’année prochaine (Environ 30 personnes). Cette mesure soulagerait ces salariés et réduirait conséquemment les risques liés au mal être au travail.
-Le recours à l’expertise par un cabinet externe spécialisé choisi par les élus qui analysera la situation en toute neutralité ce qui pourrait ouvrir des pistes différentes en matière de conditions d’accompagnement dans ce reclassement

Le CHSCT dispose les prérogatives pour mettre en place le recours à cette expertise. Il a d’ores et déjà en sa possession la « délibération » qui cadre la mission par un cabinet bien connu par Turbomeca puisque déjà intervenu dans d’autres situations.

La direction de Turbomeca doit mesurer les changements récents et « en particuliers » dans le déploiement de la réorganisation nommée OSIS. La direction qui prône souvent l’agilité devrait l’appliquer pour s’adapter au plus vite à ce nouveau contexte et accélérer les solutions à apporter.

AU SEIN DE L’INSTANCE DES DELEGUES DU PERSONNEL (DP) : Depuis plusieurs mois, les élus CGT participants aux réunions des délégués du personnel cherchent à savoir combien de salariés sont concernés par des situations de détachement, dans l’entreprise.

Les réponses de la direction en juillet ont portés sur les personnes en détachement pour raisons médicales, en Août la direction apportait des précisions sur le nombre de personnes en détachement sur Bordes ou dans le groupe dans le cadre de leur mission de travail et en précisant que seul 2 personnes n’avaient pas de poste pérenne à Tarnos.

En septembre, les élus CGT en réunion DP déclarent que les réponses apportés par la direction ne nous satisfont pas. En effet, avec les situations décrites plus haut, nous constatons malheureusement qu’il y a beaucoup plus de salariés concernés par des situations de « détachement ».

Nous demandons de connaitre précisément :
-Le nombre de salariés concernés par des détachements, des missions temporaires, et qui n’ont pas de poste fixe et pérenne dans l’entreprise. De connaitre les solutions de reclassements définitifs pour ces personnes

Conclusion : Comme on peut le constater dans ces différentes instances, la problématique de l’emploi attenante aux choix stratégiques d’adapter les effectifs à la charge de travail et pas l’inverse pèsent sur les bonnes conditions de travail et l’épanouissement professionnel.


Il devient urgent que la direction de Turbomeca prenne conscience que l’intérêt industriel est mis à mal à travers l’expression du mal être de ses salariés et cela concerne également les activités administratives dites « support ». Il est temps de tout remettre à plat pour que les salariés de Turbomeca retrouvent toute la sérénité nécessaire à l’exercice de leurs missions.

vendredi 24 avril 2015

Info suite aux intempéries + Flash info NAO

AVIS EN COMITE D’ETABLISSEMENT SUR LES MESURES D’ADAPTATION SUITE AUX INTEMPERIES
Tarnos, le 24 Avril 2015
Le CE extraordinaire, suspendu mercredi, a repris hier jeudi  afin de recueillir l’avis de l’instance sur le recours au chômage technique appelé « activité partielle ».

Pour rappel, le projet présenté par la direction comportait seulement le minimum légal à savoir une indemnisation à 83% du net par jour de travail non effectué.

Dès la réouverture des discussions, la direction a répondu positivement à notre demande de maintien de salaire. Concernant la période dite d'activité partielle, un désaccord demeurait puisque la direction restait sur sa position en maintenant la période dite d’activité partielle du 27 avril au 13 mai et voulait positionner au total 5 jour de MS du 20 au 24 avril. 
Cette proposition reprenait en partie le souhait des élus (compensation salariale à 100%) toutefois le blocage de jours de MS était problématique.

Suite à une suspension de séance, les élus unanimes ont proposé un positionnement de 3 jours MS (20 – 21 et 22 avril 2015) et le démarrage de l’activité partielle dès le 23 avril avec maintien du salaire à 100% jusqu’au 13 mai.

Après une ultime suspension de séance l’ensemble des membres du CE, direction comprise, a retenu ce principe. Les élus ont donc émis un avis sur le sujet.

C’est la prise en compte des trois préconisations de la CGT qui a motivé la position de notre organisation syndicale.

-         1) - Sur les modalités de préservation de l’emploi, les mesures avancées par la Direction semblaient convaincantes, nous resterons cependant vigilants à leurs mises en application.
-         2) - Sur les modalités d’application du dispositif « activité partielle », le complément par Turboméca pour atteindre 100% du maintien du salaire était une condition essentielle.
-         3) – Les 20-21 et 22 avril sont des MS et la période du 23/04 au 13/05 sera en « activité partielle » (ex chômage technique)  indemnisé à 100%.
 
Sur ces bases, les élus CGT ont émis un avis favorable, ainsi que la CFDT et la CFE.CGC

Ce dispositif concerne aujourd’hui les salariés travaillant dans des secteurs du BT3 (environ 150 personnes). Dans les prochains jours, d’autres services seront en baisse de charge due à l’arrêt de l’activité, bancs d’essai, lignes de production au BT1, CERPC,..

La direction nous garantit que les salariés impactés rentreront au fur et à mesure dans le dispositif. Si ce n’est pas le cas, nous vous demandons d’en informer immédiatement un délégué CGT. Une modulation de service, des heures de récupération, congés  ne doivent pas se substituer à une activité partielle. Une procédure est mise en œuvre et toute personne subissant les conséquences des intempéries doit en bénéficier.

FLASH INFO NAO : LA DIRECTION DOIT REVENIR A LA TABLE DES NEGOCIATIONS

Après les dommages occasionnés par les intempéries du week-end dernier, la CGT a communiqué son intention d’adapter le mouvement dans le conflit qui nous oppose à la direction sur les NAO.

Cependant, le sujet NAO est un sujet « société » qui concerne tous les établissements Turboméca en France. L’augmentation du salaire de base, les embauches industrielles et l’arrêt des heures supplémentaires abusives, sont des demandes légitimes qui doivent être entendues.

La position de la CGT lors de la consultation en CCE sur le projet d’accord social 2015 était une demande de poursuite des négociations. Elle est toujours d’actualité.

A ce jour, Bordes est toujours en arrêts de travail quotidien. Ce 28 Avril, des délégations de Messiers, Turbomeca et Dassault vont se rencontrer chez DASSAULT pour échanger sur nos actions respectives sur les NAO. Nous nous fixons comme objectif de travailler à une initiative coordonnée. Dans le groupe, d’autres sociétés comme Snecma sont toujours en conflit.

 A Tarnos, du fait des conséquences liées aux intempéries, la CGT maintient des appels à la grève hors horaire de référence et vous informera ultérieurement sur la reprise des arrêts devant la centrale.

MAINTIEN DES ARRETS DE TRAVAIL
POUR LES SALARIES A LA JOURNEE HORAIRE FIXE SANS PLAGES VARIABLE :
De 00h00 à 8h00 et de 16h45 à 00h00
POUR LES SALARIES A LA JOURNEE AVEC PLAGES VARIABLE :
De 00h00 à 7h00 et de 15h45 à 00h00
POUR LES POSTES DU MATIN :
De 00h00 à 6h00 et de 13h45 à 00h00
POUR LES POSTES D’APRES-MIDI :
 De 00h00 à 13h45 et de 21H30 à 00H00
POUR LES POSTES DE NUIT EN 4 NUITS : de 5h30 à 21h30
POUR LES POSTES DE NUIT EN 5 NUITS : de 3h30 à 21h30
SAMEDI ET DIMANCHE
NOUS RAPPELONS QUE LE DROIT DE GREVE EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL, NUL NE PEUT Y FAIRE OBSTACLE

Plus d’infos sur : http://cgt-turbomeca-tarnos.blogspot.fr/ Nous contacter par : Mail : cgtturbo.40@wanadoo.fr     Tel : 29 40 99

jeudi 2 avril 2015

NAO : Appel à une action quotidienne dès le mardi 7 Avril.

Prise de parole du 2 Avril
Lue aux salariés en grève.
Bonjour, 

Mais où est passé l’intérêt général !
La finance a pris le pas sur l’homme. Cet argent, issu de notre travail, nous est confisqué pour aller nourrir les marchés financiers. Cet argent, une fois parti, ne revient pas dans l’économie réelle.   
Ce sont des milliards d’euros qui sont ainsi détournés de leur orientation sociale et industrielle pour aller se perdre dans les marchés financiers. Seulement 10% de ces sommes reviennent dans la consommation et la production. C’est une honte !!!

Nous souffrons de ce mal qui porte un nom, la financiarisation. Les politiques sociales et industrielles n’en sont que le triste témoignage.

Vendredi dernier, pour la Direction, avez lieu la dernière réunion NAO. Sur les mesures complémentaires on peut relever positivement une volonté d’enfin reconnaitre les BTS du tertiaire et des CESU sur 3 ans. Sinon pour ce qui concerne l’essence même de telles négociations, les salaires et l’emploi, c’est un véritable camouflet pour les salariés et la pérennité de notre entreprise.

Le fossé est énorme :
- entre l’excellente santé financière et la politique salariale,
- entre les futurs enjeux industriels, notamment les ARRIUS 2R, l’ARRANO, les moteurs Forte Puissance et la politique de l’emploi.

Mener une telle politique est indigne, irrespectueuse et dangereuse !

·         Comment peut-on concevoir que les salariés, qui s’investissent tout au long de l’année pour la réussite de notre entreprise, n’aient en retour que si peu d’augmentations ?
·         Comment peut-on concevoir une politique de l’emploi minimaliste ?
·         Comment peut-on concevoir  un déficit d’investissement industriel avec un parc machine à 80% de plus de 10 ans et vouloir  une entreprise performante ?
·         Comment peut-on accepter des organisations du travail dévalorisante, où le flux a pris le pas sur le métier, où l’on nous demande de faire des heures supplémentaires le vendredi et pointer en manque de charge le lundi qui suit ?
·         Comment peut-on donner du crédit à un système véreux qui indirectement oblige nos cadres à faire des heures et se faire écrêter les compteurs.


Nous, salariés, nous ne voulons pas être les dindons de la farce, nous en avons assez, les propositions de la Direction sont à des lustres de nos attentes.
Nous, salariés, nous  avons et continuons aujourd’hui à exprimer notre mécontentement. Pour la défense de notre pouvoir d’achat, pour une politique de l’emploi ambitieuse, pour l’amélioration de nos conditions de travail.

Nous réclamons l’arrêt de la flexibilité du temps de travail qui se traduit par l’intégration des 130 heures supplémentaires dans le calcul de l’équilibre charge/capacité.  Et de  vouloir s’approprier nos congés libres, nous exigeons un vrai équilibre vie professionnelle/vie privée.

Pour la CGT, il n’est pas question de signer cet accord.

Comme nous le disons le mécontentement est grand, cet accord est une provocation. Quelque soit l’issue de cette négociation, cet accord n’est pas de nature à répondre aux aspirations des salariés.

Si nous voulons un Turboméca plus social, plus industriel nous n’avons pas d’autre alternative que d’aller le chercher tous ensemble.
 
Se résigner, abdiquer, capituler, concéder face à une telle politique c’est régressé socialement.
Lutter, se battre, se mobiliser, persister, contrer une telle politique c’est progressé socialement.

Aujourd’hui, nous connaissons tous la situation. Vendredi dernier la direction a fait une dernière proposition avec une enveloppe à hauteur de 2,3% toutes mesures confondues AG, AI spécifiques, ancienneté etc… et a donné comme ultimatum une signature dans la journée sinon elle appliquerait les propositions rétrogrades à 1,65%.

Au travers de diverses informations les positions de chaque OS sont connues, maintenant que devons nous faire ?

Devons nous céder à l’ignoble chantage de la Direction et accepter ses dernières propositions ?

Devons nous abdiquer, jeter l’éponge, ne plus rien faire et couper toutes relations avec la Direction ?

Ou devons nous refuser cette politique sociale régressive indigne et irrespectueuse au regard des résultats financiers et au regard des perspectives plus que bonnes.

Nous à la CGT nous pensons que c’est cette solution que nous devons adopter.

Nous devons dire haut et fort NON à la perte de notre pouvoir d’achat, NON à la perte d’emploi, NON aux organisations de travail basées sur la flexibilité à outrance, NON à la mise en place insidieuse de la précarité.

Ces dernières années nous constatons une baisse récurrente du niveau des mesures salariales et de l’emploi :

-           2013 une enveloppe de 3,15%,
-           2014 une enveloppe de 2,65%,
-           2015 une enveloppe de 2,3%
                                                                   
Si nous acceptons cela, que nous réserve la Direction pour les années futures ?

Pour contrer cette spirale négative à la CGT nous disons que nous devons réagir et amplifier le mouvement !

La réussite de notre action passera par l’implication et la mobilisation du plus grand nombre.  Nous ici présent mais également tous ceux qui nous ont pas rejoint aujourd’hui, nous devons aller vers eux et leur expliquer la dangerosité de cette politique austère et les encourager à venir avec nous.

Pour info à Microturbo entité de Turboméca, a eu lieu une réunion d’information des salariés sur la situation dans le groupe au sein duquel des actions sont toujours menées dans certaines sociétés.

Au cours de cette réunion il y avait environ 40% des salariés présents a ce point info.

Même si la CFE-CGC se positionne aujourd’hui en capacité de signer l’accord proposé, une entrevue avec leur directeur  au titre de l’intersyndical CFE-CGC, CGT, CFDT a eu lieu.

Egalement lors de cette réunion d’information les OS CGT et CFDT ont proposé aux salariés des débrayages quotidiens,  proposition adoptée à l’unanimité des salariés présents.

A Turboméca Bordes un mouvement quotidien est également en cours.

Maintenant à Tarnos le CGT rejoint cette dynamique et vous appelle dès à présent à une action quotidienne dès mardi 7 Avril.



LA LUTTE CONTINUE NE LACHONS RIEN !!!!!!!
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