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jeudi 4 décembre 2014

RELOCALISATION A TARNOS

Les projets d’équilibre charge/capacité mondiale des activités pièces neuves et support font l’objet de procédures d’information/consultation des élus et organisations syndicales du CCE (Comité Central d’Entreprise).
Ces initiatives scellent le destin du site de TMM (Turbomeca Monroe) et de l’activité support de TMUK (Turbomeca United Kingdom). Ces arrêts ne peuvent nous satisfaire car des salariés perdent leur emploi au nom d’une nouvelle réorganisation industrielle ayant comme seul objectif la performance financière.
Ce sont des êtres humains qui subissent de plein fouet ces mesures.
D’ailleurs, le choix sur l’affectation des Arriel de TMUK en France ou aux USA s’est posé. Pour mémoire, les charges concernées par ces décisions étaient, il y a peu de temps, réalisées sur les sites Français. Malgré nos remarques et nos positionnements pour le maintien voire le développement de l’outil industriel sur nos sites respectifs, les transferts se sont concrétisés.
Quel que soit les effets positifs pour les sites Français, la CGT ne peut cautionner une telle politique.
 La CGT n’a pas participé à la décision des fermetures, mais sa signature répondait, aux regards des méthodes de communication et de concertation, au diktat de la Direction pour accompagner les ajustements de ses décisions.
Ré-internalisations, créations d’emplois et investissements majeurs principalement pour le site de Tarnos sont des éléments essentiels qui ont prévalu pour la prise de décision.
Nonobstant l’engagement de ne pas dénoncer nos accords sur le temps de travail, notre direction veut travailler sur la flexibilité du personnel.
Le contenu de «l’addendum» (annexe du relevé), obtenu par la CGT, précise au point 6 qu’avant de discuter des accords il faudra revoir en profondeur la structure de notre entreprise. Pour notre syndicat, il y a urgence d’adapter Turbomeca à son produit, ses besoins et savoir remettre en cause la gestion copie conforme de l’automobile.
A Turbomeca, la prédominance des résultats avec l’outil « Lean » provoque une perte d’identité professionnelle (banalisation, cloisonnement….) et entraine inéluctablement des faiblesses dans l’efficacité industrielle globale.

Dans ce contexte pourquoi la signature ?
L’augmentation de charge Arriel sur Tarnos nécessitant 24 emplois (9 postes pour les reclassements du projet OSIS + 15 embauches directs & indirects), un investissement de 370 000€ pour les aménagements nécessaires et lancement du projet CAP 2020 (Minimum 60 M€ d’investissements) ne peuvent laisser les salariés et leurs élus indifférents. A ce titre, le syndicat CGT de Tarnos, a indiqué vouloir valider un relevé de conclusion de site, en parallèle à celui de la société qui lui ne pouvait pas recevoir les trois signatures (respect de la consultation).
Un délégué syndical local n’a pas prérogative pour signer un document qui concerne plusieurs sites. Ce qui est le cas en l’espèce.
Quoi qu’il en soit, notre Président, en toute connaissance de cause, a confirmé que la majorité représentative « société » et l’unanimité « établissement de Tarnos » sur le relevé de conclusions, lui permettait de prendre la décision de présenter pour validation le dossier CAP 2020 devant le Groupe SAFRAN.
Au cours du CCE ordinaire du 4 Décembre 2014, notre Président a fait une déclaration (voir communication par mail) pour officialiser sa décision:
-      CAP2020 sera défendu pour validation au conseil d’administration de Safran.
-      Le document étant validé par la CGT Tarnos, la direction applique et décide de rapatrier 100% des moteurs TMUK à Tarnos.
Que notre signature sur le relevé de conclusions soit dénoncée ou pas elle met fin à un chapitre du dialogue social des plus douteux à Turbomeca.
Jamais, la CGT n’a été dupée sur les manœuvres orchestrées par notre direction. Ceci étant, aux regards des enjeux locaux le syndicat de site a pris ses responsabilités. Gageons que la Direction assume les siennes.
Les organisations syndicales
ne sont pas co-gestionnaires de l’entreprise.
Prétendre le contraire, en prenant à témoin les salariés, tient plus de la malhonnêteté intellectuelle que d’un dialogue social modernisé tant préconisé par notre direction.


La CGT Tarnos.
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