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mercredi 20 février 2013

Tous dans l’action ! Le 5 mars pour l’emploi !

Aujourd’hui, dans tout le pays, des dizaines de milliers de salariés « ne lâchent rien ». Ils continuent de s’opposer à la restructuration ou à la fermeture de leur entreprise pour empêcher les milliers 
de licenciements directs et indirects qu’elles entraînent.

Pas un jour, pas une heure sans que les salariés d’Arcelor Mittal, de Renault, de PSA, de Sanofi, de 
Virgin, de Candia, de Doux, de Pétroplus, de Good Year, d’Alcatel Lucent, de la Banque de France, de France Télévision, de Fralib, de Pilpa, et tant d’autres dans de plus petites entreprises ne fassent la une des journaux locaux et des journaux télévisés.

Les salariés résistent, parce qu’ils refusent de voir leur outil de travail détruit alors qu’aucun motif économique ne le justifie. Ils ne veulent pas, et ils ont raison, être les «dindons de la farce» des revirements stratégiques des grands groupes ou des brusques ruptures de contrats commerciaux par les donneurs d’ordres! Ils ne veulent pas, et ils ont raison, avoir pour seule perspective, pour eux et leur famille, la précarité et l’inscription à Pôle emploi !

Ils refusent à juste titre d’être sacrifiés sur l’autel de la crise, alors que les grands groupes continuent 
d’engranger toujours plus de profits : l’an dernier, les entreprises du CAC 40 ont versé 40,9 milliards 
d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 5% de plus que l’année précédente. A cela, s’ajoutent 
172 milliards d’euros d’aides diverses, que le gouvernement a encore complété au beau milieu des 
négociations sur l’emploi par un chèque «crédit d’impôt» de 20 milliards d’euros ! À l’issue des 
négociations sur l’emploi qui ont duré près de 4 mois, le Medef a réussi, le 11 janvier 2013, à conclure 
un accord avec trois organisations syndicales. Et les parlementaires sont sommés de retranscrire cet 
accord dans une loi, dont le projet sera présenté le 6 mars au conseil des Ministres.


Les confédérations CGT et FO (qui représentent plus de salariés que les trois organisations 
syndicales signataires) ont refusé de signer cet accord de régression sociale. Elles appellent 
ensemble,  et c’est une première depuis de nombreuses années, à l’action dans toute la France le 
5 mars par des rassemblements, des manifestations et des arrêts de travail

L’affaire est sérieuse.

Au cœur de l’accord est donnée la possibilité à l’employeur, avec des syndicats «consentants» au 
sein de son entreprise, de passer des accords sous prétexte de difficultés « conjoncturelles» pour 
organiser des mutations forcées, pour accélérer et rendre plus facile les licenciements, faire en 
sorte qu’ils soient beaucoup moins coûteux et le moins contestables possibles par les salariés 
(articles 15, 18 et 20 de l’accord).

Et pour mettre tout le monde au pas, toutes celles et ceux qui refuseraient l’application d’un accord 
de mobilité forcée seraient licenciés pour… motif personnel!
Par contre, il n’y a rien de neuf dans l’accord pour aider les chômeurs, pour aider les salariés 
qui en ont le plus besoin à accéder à des formations qualifiantes.
En fait, le Medef obtient les moyens d’empêcher les salariés des grandes entreprises qui peuvent 
encore résister visiblement, mais aussi ceux des petites et moyennes entreprises, menacés de 
ruptures conventionnelles ou de plans de «départs volontaires», de mener les combats qu’ils 
mènent pour la défense de leur travail, de leur emploi et de leur entreprise. Tout cela pour gagner 
«en compétitivité», c’est à dire travailler plus avec des salaires gelés et avec moins de salariés.

Cet accord est un marché de dupes !Il est dangereux pour les salariés! Tout le droit social conquis par les luttes des salariés depuis des dizaines  d’années est remis en cause. 

C’est effectivement un «nouveau modèle économique et social», en rupture avec celui existant aujourd’hui en 
France. C’est celui du libéralisme, celui où le salarié se retrouve seul face à son patron, celui où les salariés et leurs représentants doivent dire «oui» à tout «avec le revolver sur la tempe», comme si leur salaire ou leur 
emploi étaient la cause des difficultés économiques. 

Ce n’est pas en facilitant les licenciements qu’on sécurise et développe l’emploi ! Il n’y a pas besoin de plus de flexibilité en France. Elle fait déjà des ravages dans tous les secteurs, dans le privé comme dans le public ! Partout en Europe, l’austérité et la déréglementation sociale mènent l’économie à l’abîme et les salariés au chômage ! 

Les exigences du Medef ne peuvent pas faire la loi !

Les élus de la République ne doivent pas retranscrire l’accord tel quel !

Faisons leur savoir! Faisons-nous entendre !

samedi 2 février 2013

LES SALAIRES…C’EST MAINTENANT !


Logo_Cgt_Safran
Dans toutes les sociétés du groupe SAFRAN, les négociations pour les salaires 2013 ont commencé.
Avec des propositions en AG de 1,2%, des AI de 1,2%, l’effet ancienneté de 0,2% et 2,6% pour les ingénieurs et cadres, il y a un net recul par rapport à l’année 2012 !
Les directions veulent aller vite pour faire accepter des budgets à la baisse au nom de la crise et de la compétitivité.
Ces chiffres d’évolution de salaires vont accentuer les pertes de pouvoir d’achat que nous subissons depuis plusieurs années.
Il est urgent de replacer le travail au cœur des entreprises et de notre groupe SAFRAN. Rien n’est possible sans le travail des milliers d’ouvriers, d’ingénieurs, d’employés, de techniciens, d’agents de maîtrise et de cadres. Rien n’est possible sans les qualifications, les compétences, les savoirs faire. Rien n’est possible sans la qualité et la conscience professionnelle de toutes et de tous.
La priorité affichée par la direction SAFRAN de satisfaire les marchés financiers et les actionnaires, de favoriser la croissance externe, au détriment de l’emploi, des rémunérations et des conditions de travail.
Les négociations en cours sont le moment privilégié du débat sur le paiement du travail, la reconnaissance professionnelle et l’évolution des carrières. Avec des propositions aussi faibles, les directions provoquent tous les salariés du groupe SAFRAN.
Nous ne sommes plus dans la communication et les beaux sourires de la direction, mais dans la réalité de la feuille de paye, car c’est avec elle que nous vivons, faisons des projets, finançons la sécurité sociale et les retraites.
Ces négociations sont l’affaire de tous les salariés dans toutes les sociétés du groupe. La CGT veut permettre dans tous les établissements, aux salariés de s’informer, de donner leurs opinions et d’élaborer leurs revendications. Que ce soit avec des questionnaires, des heures d’informations syndicales, des débrayages, c’est le moment de participer et d’agir.
Les attentes du personnel sont fortes concernant la feuille de paye, le pouvoir d’achat, l’évolution de carrière. SAFRAN est un grand groupe avec des réussites et une bonne santé financière, l’heure de l’austérité n’a pas sonné.
Pour aider aux débats et initiatives, se faire entendre des directions, la coordination CGT SAFRAN a décidé d’une journée de mobilisations et d’actions le MARDI 12 FEVRIER dans tous les établissements et sociétés du groupe.
ENSEMBLE, ON EST PLUS FORT !
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