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vendredi 26 octobre 2012

14 Novembre : Communiqué commun CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa

14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciements se multiplient. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.
En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique : 

• une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ; 

• la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ; 

• des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi ;

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.


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samedi 20 octobre 2012

"Le pays tout entier paye le prix de ce renoncement et de cette soumission, dans l’électroménager comme dans toutes les filières industrielles"

Ancien Moulinex, militant de terrain dans le secteur privé, mais aussi dans la ligne politique de Bernard Thibault à qui il succédera en mars 2013, Thierry Lepaon a été choisi à une large majorité par la commission exécutive avec 42 voix sa faveur, sept absentions, aucune contre. (source).


L'occasion de revenir sur un article de Thierry Lepaon publié dans l'Humanité.fr le 12 septembre 2011, toujours d'actualité ...

Le crash de Moulinex
Par Thierry Lepaon, ancien salarié de Moulinex.

Onze septembre 2001. Des avions détruisent 
les Twin Towers à Manhattan. Au même moment, à Paris, dans une tour de la Défense, le PDG de Moulinex, Patrick Puy, annonce le dépôt de bilan du groupe. 5 300 salariés, plusieurs milliers d’autres dans les entreprises sous-traitantes et une région tout entière sont meurtris, révoltés. Que sont-ils devenus ?
C’est 
à cette question que je dois, dix ans après, encore tenter de répondre. C’est la triste règle des trois tiers. 
Le premier tiers s’en est sorti ; le second est à la retraite dans le cadre des mesures amiante ou en précarité d’emploi ; l’autre tiers n’a jamais trouvé de solution 
et vit actuellement avec les minima sociaux.
Toutes les procédures prud’homales ont été payantes pour les salariés. Cela ne remplace pas le travail et le salaire mais ça aide, malgré tout ! Le procès pénal est en cours et les banques, les actionnaires, les directions devront bien, un jour, répondre de leurs actes. Alors, seulement, justice sera rendue aux salariés. Ce procès, depuis le 11 septembre 2001, je l’attends, comme des milliers d’autres salariés.
Je n’oublie pas l’attitude du gouvernement socialiste de l’époque et de son ministre de l’industrie, Christian Pierret, qui, de fait, à la fois prolongeait et devançait la stratégie de la droite, celle du renoncement à une véritable politique industrielle dans notre pays. Les crises politiques que nous subissons depuis cette époque sont de même nature : accompagner 
les décisions des actionnaires, se contenter de promettre ce qui ne pourra pas être tenu, dans notre cas la signature d’un nouveau contrat de travail.
À l’aube de la campagne électorale qui vient et pour construire le rapport des forces dont nous avons besoin, c’est avec cette logique qu’il faut rompre. Cela demande du courage, du courage politique.
– Oui, il est nécessaire de ne pas laisser les groupes industriels déménager des territoires après avoir profité des opportunités qu’ils offrent et de lier l’ensemble des aides et exonérations aux politiques de l’emploi et des rémunérations, d’élévation du niveau des qualifications, des conditions d’emploi et de travail.
– Oui, il est nécessaire de considérer l’emploi industriel non seulement comme l’atout de notre pays mais aussi comme la condition du progrès social et du développement.
– Oui, il est nécessaire que les banques et les actionnaires soient responsables de leurs actes, qu’ils rendent des comptes.
– Oui, il est nécessaire que les salariés aient des droits leur permettant de ne plus être considérés comme des pions, des marchandises ou des produits jetables comme l’ont vécu les Moulinex.
Ils nous ont privés de notre travail, permettant ainsi 
au groupe SEB de bénéficier à vil prix des moyens 
du groupe Moulinex et de l’ensemble de ses marques 
en ne reprenant que quelques salariés et poursuivant ainsi des stratégies de délocalisations.
Les crises que nous traversons trouvent leur source dans ces choix politiques, dans le manque d’ambition politique. Le pays tout entier paye le prix de ce renoncement et de cette soumission, dans l’électroménager comme dans toutes les filières industrielles. Il y a urgence à changer de politique industrielle sur notre continent. Partout les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce n’est pas d’experts-comptables, d’experts autoproclamés et d’économistes patentés dont notre pays a besoin, dans la séquence électorale qui s’ouvre, mais d’ambition politique, d’innovation industrielle, de payer et de reconnaître le travail.
« Le pays tout entier paye le prix de ce renoncement et de cette soumission. »

jeudi 18 octobre 2012

CONTRE L’AUSTÉRITÉ, POUR UNE EUROPE VRAIMENT SOCIALE Euromobilisation syndicale le 14 novembre

Le comité exécutif de la CES vient de décider d’une journée d’action et de solidarité le 14 novembre pour l’ensemble des pays européens contre les politiques d’austérité et pour promouvoir l’Europe sociale . Les modalités pour la France seront préparées dans les prochains jours par les centrales syndicales françaises. La CGT entend y prendre toute sa place et prendra les dispositions pour assurer le succès de cette journée. 


 Déclaration adoptée par le Comité exécutif de la CES


Le Comité exécutif de la CES, réuni le 17 octobre 2012, appelle à une journée d’action et de solidarité le 14 novembre prochain en vue de mobiliser le mouvement syndical européen derrière les politiques de la CES telles que décrites dans le contrat social pour l’Europe. Cette journée prendra diverses formes : grèves, manifestations, rassemblements et autres actions.


Il exprime sa ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession, ainsi qu’au démantèlement continu du modèle social européen. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices.

Tout en soutenant l’objectif d’assainissement des budgets, le Comité exécutif considère qu’on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres. Ceci afin d’aboutir à une croissance économique durable, à la cohésion sociale et au respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux.

La consolidation budgétaire a eu un impact plus néfaste qu’originalement prévu par les institutions, y compris la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI). En effet, le FMI reconnaît, aujourd’hui, qu’il a fait de graves erreurs dans ses calculs concernant les conséquences des mesures d’austérité sur la croissance. Ces erreurs ont un impact incalculable sur la vie quotidienne des travailleurs et des citoyens que la CES représente, et remettent en cause le fondement des mesures d’austérité avancées par le pacte budgétaire et imposées par la Troika.

Le Comité exécutif prend acte de l’opposition qui grandit parmi les citoyens et les travailleurs des pays concernés et réaffirme son soutien aux syndicats affiliés qui luttent pour des conditions de travail et de vie décentes. Cette situation résulte du manque de coordination des politiques économiques et de l’absence de standards sociaux minimum en Europe. Dans un contexte de liberté de circulation des capitaux, cela a laissé libre cours à la concurrence entre les États, en particulier dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

Il réitère que le dialogue social et la négociation collective sont des éléments centraux du modèle social européen. Il s’oppose fermement aux attaques frontales contre ces droits, aux niveaux national et européen. Le Comité exécutif de la CES appelle de façon urgente à l’adoption immédiate et à la transposition des accords des partenaires sociaux européens actuellement sur la table du Conseil.

Il rappelle que l’Union est tenue, de par le traité, « d’oeuvrer pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement ». Il rappelle aussi que le soutien de la CES au Traité de Lisbonne était basé sur la pleine application de ces principes.

Il note que des discussions sont actuellement en cours entre les institutions et les gouvernements concernant l’opportunité de nouvelles modifications des traités. Un changement de cap est nécessaire et la priorité doit être donnée à la résolution de la crise suivant les trois piliers de la proposition de la CES de contrat social qui reçoit un soutien croissant. Celui-ci s’articule autour du dialogue social et des négociations collectives, de la gouvernance économique pour une croissance et des emplois durables et de la justice économique, fiscale et sociale.

Il insiste sur le fait qu’une solidarité active, le progrès social et la responsabilité démocratique doivent faire partie du projet européen. Il considère essentiel qu’un protocole de progrès social soit une part intégrante et opérationnelle de tout nouveau traité. La CES évaluera, sur cette base, tout nouveau progrès de l’intégration européenne.

Source : http://www.cgt.fr/Euromobilisation-syndicale-le-14.html

vendredi 12 octobre 2012

Négociation contrat de génération - En progrès mais doit mieux faire

Le projet remis par le Medef à cette troisième séance de négociation montre quelques avancées intéressantes, certes, mais encore insuffisantes.

L’ambition de la CGT dans cette négociation est d’aboutir à un accord qui donne de réelles perspectives d’emplois de qualité pour les jeunes et les seniors. Pour arriver à ce résultat, un certain nombre de points doivent être intégrés :

• Les plans d’actions doivent être obligatoirement validés par les institutions représentatives du personnel et par l’autorité administrative pour ouvrir le droit aux allégements de cotisations ; 

• Dans les entreprises de 50 à 300 salariés, la négociation doit être obligatoire. Si elles échouent ou ne peuvent avoir lieu, il faut qu’il y ait un plan d’action encadré par un accord de branche : la version actuelle du patronat permettrait qu’en cas d’accord de branche, l’entreprise soit dispensée de tout effort. Or, la prise en compte des problématiques jeunes et seniors doit se faire dans toutes les entreprises ; 

• Il faut plus d’ambition en matière d’engagements chiffrés de l’employeur : nous ne pouvons pas nous contenter d’objectifs vagues qui ne se traduisent pas par un accroissement de l’emploi ; Il faut également agir sur la qualité de l’emploi ; 

• Les conventions individuelles doivent prendre en compte les conditions de maintien dans l’emploi des seniors et la transmission des compétences et formaliser des engagements sur la formation et la reconnaissance des qualifications pour les jeunes ; 

• Il faut prévoir des contrôles et sanctions si les engagements pris ne sont pas tenus, que ce soit pour les accords collectifs ou plans d’action ou pour les conventions individuelles ; 

• La réduction de la pénibilité et l’amélioration des conditions de travail doivent être mieux prises en compte.
Enfin, nous ne pouvons accepter une baisse du niveau d’exigences vis-à-vis de l’emploi des seniors par rapport aux obligations actuelles. Il ne s’agit pas de troquer des garanties pour les seniors en compensation de nouvelles garanties pour les jeunes.

La situation actuelle de l’emploi exige de faire plus et mieux pour ces deux catégories de salariés. L’attribution d’aides publiques va dépendre de ce futur accord. Elles doivent être conditionnées à de véritables engagements des entreprises.

Montreuil, le 12 octobre  Source : http://www.cgt.fr/En-progres-mais-doit-mieux-faire.html

jeudi 11 octobre 2012

LA MEDECINE DU TRAVAIL A TURBOMECA

«Grossir à tout prix plutôt que d’améliorer les performances»

A lire cet article révélateur des conséquences néfastes de la financiarisation du groupe Safran. Un fond spéculatif TCI, à la tête de 3% du capital, déplore la stratégie du groupe de «grossir à tout prix plutôt que d’améliorer les performances» 


À la tête de 3% du capital, TCI exige du management d’arrêter les diversifications dans la sécurité pour se concentrer sur l’amélioration des performances, jugées décevantes, du pôle équipement aéronautique.
«Chers Messieurs Herteman et McInnes, l’objet de ce courrier est de vous faire part de notre insatisfaction quant à la politique de Safran en matière de déploiement de ses capitaux». Au moins, l’entrée en matière de la lettre adressée par The Children’s Investment Fund Management LLP (TCI) au PDG et au directeur financier de Safran a le mérite de la clarté! La suite est à l’avenant puisque les investissements récents en dehors de l’aéronautique civile sont qualifiés «d’échec», qu’une gestion patrimoniale de l’entreprise n’aurait jamais dû permettre.
L’action Safran n’a pas manqué de réagir au «coup de gueule»de Christopher Hohn, ce fils d’un mécanicien d’origine jamaïcaine émigré en Grande-Bretagne et devenu le patron d’un des fonds d’investissement les plus puissants au monde. Mercredi matin, l’action prenait près de 2,7%, au-delà de 30 euros, un plus-haut depuis quinze mois.
Un actionnaire activiste qui n’hésite pas à remettre en cause les dirigeants
Fondé en 2003, TCI a connu un succès considérable, même si sa performance a déçu en 2009. Son nom fait référence au fait qu’une portion des profits est reversé à une fondation charitative: The Children Investment Fund Foundation, l’une des plus importantes outre-Manche avec plus de 2 milliards de livres de dotation, gérée par l’épouse de Chris Hohn.
La spécificité de TCI est de prendre des positions relativement importantes -équivalent à 3% du capital dans le cas de Safran, ce qui n’était pas connu jusqu’à présent- avec un horizon de long terme, en n’hésitant pas à challenger les orientations prises par les dirigeants. Non sans succès: lors de la tentative d’OPA de Mittal sur Arcelor, le fonds avait pris une participation dans le sidérurgiste européen et milité pour un relèvement de l’offre du groupe indien. Mittal avait in fine renchéri de 55% sur sa première proposition. Actionnaire de la Deutsche Boerse, TCI avait combattu le projet de racheter le London Stock Exchange, jugé démesuré, et obtenu le départ du patron de l’opérateur allemand. Par la suite, la capitalisation boursière de Deutsche Boerse avait progressé jusqu’à 400%.
TCI dénonce une volonté de «grossir à tout prix plutôt que d’améliorer les performances» de Safran
Aux yeux de The Children’s Investment Fund, le coeur de métier de Safran recèle «une valeur formidable»: bien gérée, la division propulsion aéronautique (52% du chiffre d’affaires) dispose de perspectives de croissance bien établies et d’un énorme potentiel à générer du cash. La division d’équipements aéronautiques est aussi jugée de qualité, mais le fonds déplore qu’en dépit de positions de premier rang dans les trains d’atterissage ou les systèmes de freinage, les marges des sociétés du groupe soient moitié moindres que celles des plus proches concurrents.
Néanmoins, sur les bases de ces deux divisions consacrées à l’aéronautique, la valorisation de Safran devrait être bien plus importante et la principale raison de la décote serait la mauvaise politique d’allocation des capitaux, avec un historique «d’acquistitions destructrices de valeur» selon le fonds: fusion avec Sagem, «désastreuse pour les porteurs de Snecma», acquisition de l’américain L1 dans la sécurité pour plus d’un milliard d’euros, tentative sur Zodiac en 2010...
TCI demande donc un audit de l’ensemble des acquisitions opérées depuis 2008 et prône surtout de mettre en suspens toute nouvelle opération, affirmant qu’un programme de rachat de ses propres actions serait le meilleur investissement que Safran puisse faire au cours actuel.

mercredi 10 octobre 2012

SONDAGE HARRIS INTERACTIVE POUR LA CGT

Loin des préconisations patronales, les Français attendent des décisions fortes en faveur de l’emploi

Une enquête a été réalisée par l’Institut Harris Interactive du 20 au 26 septembre pour la CGT sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le chômage et sur les moyens d’améliorer la situation des salariés.

Il en ressort une large adhésion aux propositions que porte la CGT dans les négociations engagées sur la sécurisation de l’emploi, et plus largement aux solutions de nature à dynamiser l’économie française et l’emploi dans cette période de crise.

Les propositions portant sur la nécessité d’investir davantage dans la recherche et la formation des salariés (95% d’opinions favorables) et sur le besoin de conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois (91% d’opinions favorables) sont approuvées massivement. De même, l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, fortement combattue par le patronat, recueille 73% d’opinions favorables.

A contrario, l’idée qu’il faut flexibiliser les contrats de travail comme le réclame à cor et à cri le patronat est rejetée par 61% des français. Toutes les autres propositions portées par la CGT recueillent un soutien majoritaire. 81% pour faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du capital, 79% pour donner le droit aux comités d’entreprises de faire suspendre des licenciements afin de permettre l’examen de proposions alternatives, 64% pour augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires et 62% pour moduler les cotisations sociales en fonction de leur politique en matière d’emploi et de salaires.

Au moment où le patronat exerce un chantage à l’emploi et aux délocalisations pour obtenir plus de flexibilité et un transfert massif de cotisations sociales au détriment des salariés, ce sondage apporte de précieux éléments de réflexion au président de la République et au gouvernement. Il confirme l’attente des salariés pour que les espoirs placés dans le nouvel exécutif se traduisent par des décisions, qui sont désormais urgentes, en faveur de l’emploi et du développement industriel.

Extrait de la note détaillée d’Harris Interactive

Enquête réalisée par téléphone du 20 au 25 septembre 2012. Echantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
A la demande de la CGT, dans un contexte de progression continue du chômage en France et de conférence sociale réunissant syndicats de salariés et patronaux, Harris Interactive a interrogé les Français sur les propositions émises par ce syndicat pour réduire le chômage et améliorer la situation des salariés.

Cette enquête visait à cerner les représentations des Français concernant des propositions spécifiques de la CGT, et n’avait pas vocation à appréhender l’ensemble des pistes de réformes évoquées dans le débat public sur cette thématique de l’emploi.

Quels sont les principaux enseignements de cette étude ?


Invités à répondre à différentes propositions, les Français structurent leurs réponses autour de la justice et de l’égalité.

En effet pour défendre l’emploi, les Français considèrent comme très largement bénéfique d’investir dans la recherche et la formation (95% considèrent qu’il s’agirait d’une bonne chose), mais également de conditionner l’octroi des aides publiques (91%) et d’interdire les licenciements « boursiers » (73%).
Pour améliorer la situation des salariés, les Français jugent positivement des propositions visant à faire évoluer l’assiette de financement de la protection sociale en y intégrant les revenus du capital (81%), ou à soumettre les entreprises à davantage de contraintes – notamment en augmentant les cotisations patronales pour les emplois précaires (64% « bonne chose ») –, se montrant majoritairement hostiles à une forme de flexibilisation du travail.(Lire la suite de la note intégrale de présentation d’Harris)

samedi 6 octobre 2012

Interview de Philippe Martinez.

Le secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie revient sur l'organisation de la journée européenne d'actions pour le développement de l'industrie, ce 9 Octobre.


Fusion EADS – BAE

Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

Des enjeux lourds de conséquences pour la souveraineté nationale et de l’Europe

La filière aéronautique et spatiale, avec sa composante de défense, constitue un atout essentiel aux pays européens en garantissant une certaine autonomie vis-à-vis des autres puissances mondiales. Une fusion d’EADS avec BAE, dont la place stratégique est directement liée aux Etats-Unis, et composée d’un actionnariat dominé par des fonds d’investissements, modifierait en profondeur l’indépendance de l’Europe.

La fusion BAE – EADS menace fermement les équilibres actuels bien au-delà du périmètre respectif des deux groupes.

C’est par la presse que le projet a été révélé. De leur côté, directions et actionnaires multiplient les communiqués. Mais au global, c’est l’opacité absolue. EADS refuse notre demande de la tenue d’un comité d’entreprise européen, au prétexte que le dossier n’est pas suffisamment avancé et réclame confidentialité… Il est inacceptable que, s’agissant d’un pan industriel structurant et stratégique en Europe, les salariés et plus généralement les citoyens soient tenus à l’écart de tels enjeux.
Les Etats actionnaires sont redevables et porteraient une lourde responsabilité en laissant la situation dans ce statu quo. Ils se doivent de donner les informations pour alimenter un réel débat.
En France, le nouveau gouvernement veut faire de la concertation son crédo. Il place le redressement industriel comme une de ses priorités. Il ne peut donc rester dans son mutisme assourdissant.
La CGT réclame démocratie et transparence. Les enjeux sont considérables et concernent plusieurs filières industrielles européennes de défense (aéronautique, navale, véhicule terrestre). Ce montage s’inscrit-il dans un processus à plusieurs phases avec des restructurations autour des secteurs de défense navale et terrestre ? Au sein d’EADS, La société CASSIDIAN serait fortement touchée. Mais bien au-delà des deux groupes en question, Dassault, Thales et Safran ainsi qu’un ensemble de sous-traitants seraient durement impactés par ce type de regroupement.
Les justifications avancées par les deux groupes sont plutôt embarrassées : «[...] Mais le temps est venu où il faut savoir saisir des opportunités afin de bâtir quelque chose de plus grand et de plus fort. [...] La raison qui sous-tend cette opération est la croissance et non les restrictions [...]» écrivent-ils. Rien sur le projet ni sur la stratégie industrielle.
Ainsi, tout résiderait dans la taille du nouveau groupe. EADS et BAE sont des mastodontes très solides. L’histoire industrielle nous a appris à nous méfier des arguments simplistes où la dimension d’une entreprise serait sa force (Voir Arcelor puis Arcelor-Mittal). L’histoire nous a aussi appris que les regroupements sont toujours l’occasion de restructurations destructrices d’emplois et porteuses de reculs sociaux.
Pour la CGT, le débat doit porter sur le besoin des peuples. Comme pour toute industrie, il faut se poser la question du pourquoi et du comment. Que fabrique-t-on, pour quels besoins, dans quelles conditions sociales et environnementales ? Dans un tel projet, l’objectif de gagner le marché de défense états-unien ne peut constituer une raison suffisante. L’armement n’est pas une marchandise comme les autres. Ces questions sont d’autant plus cruciales qu’elles touchent, ici, des aspects qui relèvent de la défense, donc de l’autonomie des peuples.
La fusion proposée recouvre avant tout des objectifs économiques et politiques que les protagonistes impliqués dans les décisions cherchent à dissimuler. Ce projet répond-il à la construction de l’Europe de défense ?
Les actionnaires privés (Lagardère, Daimler, fonds d’investissements) sont déjà en train de se partager le gâteau au moment où le pacte d’actionnaires d’EADS est révisé. Chacun fait monter les enchères pour récupérer les richesses générées par le travail des salariés. Les appétits sont féroces. Les dents sont acérées. Mais dès lors qu’il s’agit de récupérer du pouvoir, ils s’entendent comme larrons en foire.
Ils sont tous d’accord pour réduire, voire éliminer la place des Etats dans la gouvernance du futur groupe.
Ce n’est pas notre vision, car précisément une telle industrie doit trouver son sens dans une véritable politique au service des peuples.
Peut-on laisser entre les mains de ces actionnaires, dont l’objectif ultime est d’améliorer encore et toujours leurs propres profits, un secteur stratégique comprenant la fabrication et la vente d’armes ? Peut-on les laisser aux commandes d’une industrie partie prenante des stratégies de défense des Etats ? Doit-on aligner un groupe sur la vision atlantiste et belliqueuse des Etats-Unis d’Amérique ?
La CGT répond non à toutes ces questions.
Les Etats européens doivent jouer un rôle prépondérant dans ce secteur clé. Et au moment où le pacte des actionnaires d’EADS se modifie, la place de la puissance publique doit se renforcer. Ils doivent être les garants d’un développement industriel au service des populations, soucieux du développement des territoires et socialement ambitieux.
Montreuil, le 4 octobre 2012

mercredi 3 octobre 2012

Contrat de génération La CGT propose un pacte générationnel

Vendredi 5 octobre 2012 aura lieu la deuxième séance de négociation sur le « contrat de génération ».
La CGT propose de faire du « contrat de génération » initié par le gouvernement un véritable « pacte générationnel », à négocier dans chaque entreprise de plus de 50 salariés et dans les branches professionnelles :
- inscrit dans une dynamique de création d’emplois,
- basé sur une anticipation des besoins en qualification des entreprises pour se développer, et organisant la transmission des compétences,
- assurant des emplois stables et qualifiés aux jeunes,
- sécurisant l’emploi des seniors.

Pour cela, la CGT portera les propositions suivantes :

• Pour ouvrir droit au maintien des allègements de cotisations (Fillon) et à l’exemption de la pénalité « senior » dans les entreprises et groupes de plus de 300 salariés soumis à la négociation GPEC, nous demandons la création d’une obligation de négocier et de conclure un accord collectif ;

• Les entreprises de plus de 50 salariés et de moins de 300 devront elles aussi conclure un accord collectif pour être dispensées de la pénalité senior ;

• Pourront bénéficier de l’aide forfaitaire prévue par l’Etat, les entreprises de moins de 300 salariés concluant une « convention de pacte générationnel » concernant un jeune recruté en CDI et un senior de plus de 57 ans, maintenu dans l’emploi. De plus, les entreprises et groupes de 50 à 300 salariés devront avoir conclu un accord collectif ou, dans certaines conditions, établi un plan d’action pour avoir le droit à cette aide.

Les accords devront viser un objectif global de maintien ou progression de l’emploi sur la durée de l’accord décliné en objectifs chiffrés tant sur l’embauche des jeunes que sur le maintien dans l’emploi des seniors et avoir un véritable contenu en ce qui concerne l’emploi des jeunes et des seniors.

Face à l’urgence et à la dégradation de la situation de l’emploi, tant pour les jeunes que chez les plus âgés, la CGT ne peut cautionner le fait que des aides publiques continuent d’être distribuées sans réelles contreparties pour l’emploi et en tirant les salaires à la baisse.
Il est temps que les entreprises s’engagent pour créer des emplois de qualité, bénéficiant prioritairement aux jeunes et assurant le maintien dans l’emploi de tous les seniors qui le souhaitent jusqu’à leur retraite.

Montreuil, le 2 octobre 2012

mardi 2 octobre 2012

Pour l'emploi, pour l'industrie, manifestons le 9 Octobre 2012



La CGT Turbomeca Tarnos appelle à un arrêt de travail pour cette journée de mobilisation du 9 Octobre.

Nous rappelons que la grève est un droit constitutionnel, nul ne peut y faire obstacle. L'arrêt de travail répond à un appel national qui s'étend sur toute la journée.

La CGT Turbomeca Tarnos ouvre ce droit, et laisse libre à chacun d'étendre son temps de grève sur la journée, avec un minimum de 2H.

Celles et ceux qui veulent manifester à Bordeaux, peuvent s'y rendre en Bus. Pour cela, vous pouvez vous inscrire, rapprochez vous de votre syndicat ou de votre Union locale CGT.
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