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mardi 25 septembre 2012

Résultats Safran à mi-année


Malgré l’excellente santé financière du Groupe actuellement,les Salariés doivent rester vigilants pour leur avenir !
Le 31 juillet 2012, le groupe Safran a présenté ses résultats du 1er semestre 2012. La communication, travaillée par la direction générale de Safran, est essentiellement tournée vers le monde des actionnaires et des financiers.
Safran fait le plébiscite de la bonne marche de ses activités de propulsion, d’équipement, de défense, de sécurité ainsi que de son modèle économique et financier et de ses perspectives pour l’avenir avec une absence totale pour ceux et celles qui créent les richesses des entreprises du groupe !!!
Rappel de quelques chiffres comparatifs (1er semestre 2011 / 1er semestre 2012) :
  • Chiffres d’affaires de 6413M€ contre 5622M€ en 2011, soit + 14%
  • Résultat opérationnel à 10,6% du chiffre d’affaires (9,9% au 1er semestre 2011)
  • Une croissance qui s’établit à :
  • Propulsion +15%
  • Equipements +19,1%
  • Défense +2,6%
  • Sécurité +9,8%
  • (périmètre sans la société L-1)
Une publication orientée
Il est nécessaire de regarder de plus prés la composition du Chiffre d’Affaires entre le 1ersemestre 2011 et le 1er semestre 2012 :
  • La croissance « naturelle » des activités déjà présentes dans le périmètre Safran représente 291 M€
  • L’effet de change, avec le recul de l’Euro par rapport au Dollar (phénomène qui tend à se poursuivre), correspond à 255 M€
  • La croissance externe avec la portée des sociétés L-1 (+160M€) ; SME (+75M€) et autres (10M€) permet un gain de 245M€.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2/3 de la progression du chiffre d’affaires est dû à des éléments événementiels (parité euro/dollar et acquisitions).
Le résultat opérationnel croît de 130 M€ et, en % du CA, de 0,7 point (9,9% à 10,6%). Cette amélioration peut être jugée en trompe-l’œil. En effet le taux de marge est à données constantes et égal à celui du 1er semestre 2011.
Satisfaction mais des questions subsistent
Si nous pouvons nous satisfaire de l’excellente santé du Groupe SAFRAN, nous voyons bien également que les marchés financiers ne sont pas à l’écart de cette logique. Bien au contraire, ils la « pilotent » en exigeant un niveau de rentabilité financière exorbitant et dangereux pour l’avenir de nos activités.
Nous pouvons également nous satisfaire du fait que les entreprises du Groupe SAFRAN ne sont pas dans une filière industrielle en crise, même si nous devons rester attentifs aux comportements générateurs de crise du système bancaire.
Tous les signaux sont au vert : plan de charge pour au moins six ans. La demande internationale en moteurs d’avions plus propres et plus économes connaît une forte croissance. Les équipements de nouvelles générations pour les grands programmes aéronautiques et spatiaux sont également classés dans une tendance avec un haut niveau de commande.
Les enjeux liés à la gestion de l’identité et à la sécurisation des frontières s’accélèrent.
Malgré ceci, des questions subsistent à l’exemple de :
Compte tenu de la volonté de relancer l’Europe de la défense, une fusion entre EADS et BAE Systems est en préparation. Si ce mariage va au bout, il donnera naissance au leader mondial de l’aéronautique, de la défense et de l’espace, avec quelques 73 milliards d’euros de chiffre d’affaires combiné, et plus de 225.000 salariés ; loin devant Boeing et Lockheed Martin, les deux leaders Américains.
  • Ce rapprochement d’EADS et BAE Systems va-t-il relancer le dossier Safran/Thalès ?
  • Le Groupe Safran ne risque-t-il pas d’en ressortir fragiliser ?
  • Parmi les interrogations du court terme figurent les sujets de croissance externe et l’orientation sur les lanceurs qu’adoptera la Conférence interministérielle de l’espace de fin 2012 (l’enjeu porte en partie sur l’avenir d’Ariane 5, et d’un nouveau lanceur mono satellite Ariane 6).
Ce ne sont ni les financiers, ni les industriels à eux seuls qui pourront y répondre. Et enfin les différents gouvernements doivent cesser d’accompagner le monde de la finance et du patronat.
L’intervention large du monde du travail est nécessaire, afin d’obtenir de nouvelles lois basées sur l’exigence de « l’humain au centre de l’économie » !
Assurer l’avenir
Le potentiel industriel dans notre Groupe existe mais il y a urgence à agir !
C’est donc une réflexion en profondeur sur la pérennité des emplois, sur l’adaptation de leur structure, sur la cartographie des compétences nécessaires qui devrait être ouverte, en toute transparence, avec les Représentants des personnels, pour réorienter les principes, voire les inverser en poussant le curseur afin d’avoir des charges de travail supplémentaires dans nos sociétés Françaises.
Nous devons continuer à maîtriser l’avance technologique
Pour ce faire, nous avons obligation de revendiquer des plans de formation professionnelle de haut niveau permettant de conserver des savoir-faire qui entraîneront la réduction des coûts et des risques de non qualité. Cela doit être accompagné d’une politique de l’emploi dynamique, attractive et responsable des enjeux d’aujourd’hui et de demain.
Et enfin, il est nécessaire d’obtenir les changements au maintien et au développement de notre industrie, de ses emplois et de ses conditions de travail. Les salariés doivent prendre part au débat et intervenir dans les choix pris par nos décideurs.
Pour la CGT, il est urgent d’obtenir des nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants :
  • Dans les CE et CCE, droit de pouvoir suspendre tous licenciements et de présenter des solutions alternatives,
  • Au Conseil d’Administration, l’élection de représentants du personnel avec voix délibérative.
Septembre 2012
Version du document au format PDF.
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