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mercredi 19 septembre 2018

Régulation FCU/HMU - Que se passe t-il ?

Vous trouverez ci dessous la déclaration lue par un membre CGT au CE d'aujourd'hui :


Il y a quelques années le projet de réorganisation NOUMEA entre le montage et le démontage des FCU/HMU avait suscité de nombreuses inquiétudes auprès du personnel de la régulation.

Les salariés craignaient notamment que cette scission entraine une profonde perte de savoir-faire, principalement pour les nouveaux arrivants qui ne connaitront à l’avenir qu’une seule activité à savoir le montage ou le démontage.
 Les plus expérimentés se retrouvant à faire la navette entre ces deux ateliers, il était flagrant à l’époque que l’atelier de démontage était sous dimensionné en terme de capacité et que la ligne managériale aurait obligatoirement recours à la polycompetence, au HS et à la flexibilité à outrance.

Les salariés s’inquiétaient également de probable conflits d’intérêt et de rivalité interne qu’entrainerait obligatoirement cette scission, chaque manager prêcherait à l’avenir pour son atelier, ses objectifs mais également pour la bonne santé de ses indicateurs, et non plus pour le bien du service dans son ensemble…

Ces inquiétudes légitimes ont été vivement relayées par les élus CGT au CE. Elles étaient vivement contestées par la direction SF et la direction établissement. Malheureusement nous le voyons aujourd’hui ce sont bien les salariés et les élus CGT qui avaient raisons…

Après un lancement chaotique de l’atelier démontage  voici qu’en 2017 et au premier semestre 2018 tombent les premières mesures pour réduction des coûts, suppression quasi systématique des tests préliminaires, création des REP courtes appelées « coup de poker » par les managers, consigne passée aux opérateurs de ne démonter et de ne commander que le strict minimum SCRAP REVIEW plusieurs fois par semaine (avec toute la pression que cela entraine pour le personnel concerné), acceptation de pièces non-conforme sous dérogation (exemple crise ARRIUS 2 corps de commande non-conforme accepté sous dérogation), suppression de tous les contrôles dimensionnels des pièces et alésages  pour les FCU/HMU en réparation.
Pour exemple sur FCU ARRIEL 1,  hier nous mesurions un jeu piston iso alésage devant être compris entre 10 et 15 microns, aujourd’hui un simple contrôle visuel suffit…. Nous avons inventé l’œil humain capable de percevoir le micron, le monde entier nous envie !!!

Evidemment suite à ces actions, tous les indicateurs de la partie évaluation ont viré au vert, entrainant logiquement avec eux une chute vertigineuse de ceux de la partie réparation virant ainsi au rouge vif !

Les opérateurs ont exprimés leur profond désaccord de telles mesures, prévenant qu’elles entraineraient de nombreux rejets banc, un nombre d’heures incalculable de mise au point, de coût de non qualité et que cela aurait des répercussions sur la réalisation du PDP.
Evidement lorsque un FCU/HMU est rejeté 3 ou 4 fois du banc partiel c’est autant de journée passé par le monteur, le régleur et le contrôleur dimensionnel à travailler dessus plutôt qu’à œuvrer à autre chose…

Aujourd’hui, le couperet tombe, les chiffres parlent d’eux même, depuis des mois le PDP n’est pas réalisé, nous accusions début septembre quelques 80 régulateurs de retard (fort heureusement un petit savant a calculé qu’il nous suffirait de faire simplement 20 FCU/HMU supplémentaires par mois pour rattraper le retard)
CHOUETTE ! On va imposer 6HS obligatoire par semaines même la semaine des 80 ans société ! Le taux de rejet banc lui continue de monter en flèche,  les coûts ont explosé,  au même titre que le découragement et le mécontentement de l’ensemble du personnel.

Ce retard et ce manque d’efficacité n’est dû qu’a une seule chose : L’ORGANISTATION DU TRAVAIL et la NON PRISE EN COMPTE des préconisations des salariés !  


Voilà un témoignage largement transposable à d’autres services…

mardi 18 septembre 2018

Amiante et cellule de veille RPS à TARNOS + Tract CHSCT 1 de BORDES


Suite au CHSCT du 11 Septembre 2018 à TARNOS, vous trouverez ci-dessous deux informations concernant :
- Les FIE, Fiche individuelle d'exposition à l'amiante
- La mise en place de deux cellules de veilles RPS de niv2
+ le Tract du CHSCT de BORDES sur l'expertise au service RH.


                                    AMIANTE

Les Fiches individuelles d’exposition (FIE)

Où en sommes-nous ? A ce jour, un peu plus de 130 FIE ont été réalisées concernant les expositions des salariés aux émissions de fibres Amiante des fours et étuves.

Pour rappel, chez SAFRAN HE TARNOS, les salariés ont pu être exposés de 3 manières différentes :

-        Amiante des fours et étuves

-        Amiante des toitures/Bâtiment

-        Amiante des pièces moteurs

Amiante des pièces moteurs : La Direction explique lors du CHSCT du 11 Septembre 2018, qu’elle va déployer des FIE pour la population de démonteurs des moteurs et pour des personnels du CERPC ayant travaillés sur des opérations de dépose de pièces/joints pouvant contenir de l’amiante.

Amiante des toitures : La Direction refuse de faire des FIE.

L’exemple du bâtiment 2 : Il y a pourtant présence d’amiante et coactivité avec des salariés Turbomeca au moment des travaux de la toiture (2009-2010).

Extrait du PV du CHSCT du 10 Mai 2016 suspendu et poursuivi lors du CHSCT du 18 Mai 2016, PV que vous pouvez retrouver sur la clef USB CGT distribuée lors des dernières élections :

« Un élu demande à la Direction de confirmer s’il n’y a pas eu de mesures d’empoussièrement, d’analyse d’air à cette époque. La Direction confirme qu’il n’y en a pas eu. »

« Le responsable SSE précise que la réglementation a évolué en 2012 et que c’est à partir de ce moment là que les mesures d’empoussièrement sont devenues obligatoires.»

Des salariés de la ligne Arriel/arrius étaient présents lors de ce CHSCT invités par les membres CGT du CHSCT à y participer comme la réglementation le permet, extrait d’une de leur intervention :

« Un autre salarié constate, si la réglementation a évolué, si les méthodes de travail ont changé, que ce ne sont plus les mêmes protocoles d’intervention sur les toitures à l’époque et aujourd’hui, vu qu’il y a de l’amiante sur les plafonds des bureaux, nous avons pris de l’amiante. »

Dans cet extrait de PV, tout est dit : La Direction n’a pas mesuré les émissions de fibres au moment du changement de toiture. A ce jour, il y a des débris analysés par des organismes agréés comme étant des MCA, matériaux contenant de l’amiante, dont le niveau de dégradation doit être surveillé, obligeant les entreprises à intervenir sous-section 4 avec des éléments de protection, combinaison et masque.

Pour la CGT, tous les salariés travaillant dans le bâtiment 2 au moment des travaux sur la toiture ont potentiellement été exposés. Si un salarié doit faire reconnaitre une maladie professionnelle due à l’amiante, ces documents peuvent aider (y compris le PV de CHSCT et ce tract).

MAL ETRE AU TRAVAIL / Expertise DRH – QUE DIT NOTRE PRESIDENT ?

La CGT Turbomeca Tarnos a fait le choix de communiquer dans son intégralité le tract du CHSCT 1 de Bordes afin que chacun puisse avoir tous les éléments d’information, que l’on soit salariés de Tarnos, de Bordes ou de Buchelay. A lire en page 3 et 4.

Analyse CGT : Le rapport d’expertise sur le service RH de BORDES est accablant, les situations décrites sont graves. Les changements de DRH prennent maintenant tous leurs sens…

Nous confirmons l’avis du CHSCT 1 de Bordes, on retrouve des situations similaires dans d’autres secteurs de l’entreprise.

A Tarnos, on ne compte plus les dérives managériales de responsables ou de salariés à bout ou poussés à bout !

Il y a une organisation du travail anxiogène, mal lissée, des équipes de travail en tension. Des salariés peuvent être en difficultés, seuls, face à une absence de soutien hiérarchique.

Les cellules de veilles RPS de niveau 2 à Tarnos : Très récemment, lors du CHSCT à Tarnos, le 11 Septembre 2018, la Direction annonce « devoir » mettre en place deux cellules de veilles RPS de niv 2 à SF et au CERPC.

Effets sur la santé, tentations de violences physiques entre salariés, impact sur la sphère extraprofessionnelle, sont malheureusement les ingrédients que nous connaissons aussi sur notre établissement.

Cartographie RPS et Volonté POLITIQUE

Depuis quelques années déjà, la Direction travaille (difficilement), à la mise en œuvre de la Cartographie RPS, qui est un outil de mesure des risques psychosociaux. Il doit permettre de savoir quels sont les secteurs prioritaires où ce type de risque est le plus important par rapport à d’autres secteurs de l’entreprise.

Mais l’outil de mesure ne servira à rien s’il n’y a pas une réelle  « VOLONTE POLITIQUE » du Président F.SAUDO à mettre un terme à ces ambiances de travails délétères.

Comme écrit précédemment, toutes les organisations syndicales doivent se saisir de ces sujets, MAIS IL FAUT SURTOUT QUE NOTRE DIRECTION AGISSE !

Agir autrement, plutôt qu’en justifiant auprès des partenaires sociaux ou des médias, que l’établissement de Tarnos est exemplaire, que la politique de prévention des risques psychosociaux serait novatrice chez SAFRAN HE, que le groupe SAFRAN est à la pointe en terme de Bienêtre au travail.

Arrêtons les discours de bonnes intentions. Il est temps d’AGIR.

Nous souhaitons que le nouveau DRH, Frédéric HENRION ait pris toute la mesure de la situation, nous attendons de le rencontrer pour dire si le Dialogue social est rétabli.

Nous souhaitons également que le Président Franck SAUDO qui connait mieux l’entreprise TURBOMECA intervienne directement et publiquement pour éclaircir cette période sombre.

Il est inconcevable après le rendu d’expertise, après que les CHSCT et organisations syndicales se soient exprimés, que la direction « société » ne s’exprime pas.



mercredi 12 septembre 2018

Temps de travail en négociation dans notre branche, la Métallurgie.

La bataille du temps
A longueur de temps, d’antenne radio ou télé, de journaux, on nous explique que les salariés de ce pays ne travaillent pas assez, qu’ils devraient fournir plus d’efforts pour redresser l’économie française. Mais derrière ce discours idéologique très orienté et bien rodé, l’objectif est tout autre : le travail doit « gaver » toujours plus le capital.

Où en est-on dans la métallurgie ? Dans la négociation en cours dans la branche, le patronat nous sert peu ou proue le même discours : "Il faut que les salariés qui ont un emploi travaillent plus !"

Quelques exemples de ce que ce projet d’accord contient :
• Un contingent annuel d’heures supplémentaires à 340 voire 500 heures (actuellement c’est 220 heures), avec l’idée de pluriannuliser l’utilisation d’une partie de ces heures,
• Le forfait-jours à 218 voire 235 jours par an,
• La durée maximale hebdomadaire qui peut aller jusqu’à 46 heures pour la maintenance et l’après-vente, en cas de surcroît d’activité c’est-à-dire un « accroissement de l’activité de l’entreprise, limité dans le temps, survenant, notamment, en raison d’une commande exceptionnelle, du lancement d’un nouveau produit/machine… »,
• Le travail de nuit est ouvert pour toutes les activités, toutes les catégories, sans le restreindre aux secteurs où il est nécessaire,
• Le temps d’habillage/déshabillage est hors temps de travail effectif et il sera très partiellement indemnisé,
• Absence de compensation totale des déplacements professionnels qui ont lieu sur un jour de repos.


Le temps de travail en forfait-jours Demain à la main de l’employeur ?


Le temps de travail est à l’ordre du jour de nombreuses négociations, de l’entreprise jusqu’au niveau national. Cette thématique du temps de travail, de par ses conséquences sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, vient en tête des préoccupations des catégories techniciennes jusqu’aux ingénieurs et cadres. La CGT l’aborde spécifiquement pour les salariés en forfait en jours, non seulement par le prisme de l’organisation et de la charge de travail mais également par l’incidence des moyens matériels, le volume d’emplois et le niveau de qualification.

Pour lire ce tract - cliquez ici
https://ftm-cgt.fr/display-document?document=Document-1017

lundi 11 juin 2018

Accord Compétences Performance Suite et FIN

Bonjour,
Suite à l'annonce de la Direction du Vendredi 8 Juin au matin et à la confirmation du Président, M. SAUDO de l'abandon des négociations sur l'accord "Compétences Performances" nous nous félicitons que la raison et l'intéret général aient prédominé dans cette décision.
Loin de tout triomphalisme, nous ne pouvons que remercier celles et ceux qui ont oeuvré pour faire entendre raison à la Direction au moment où elle s'égarait de ses objectifs.
Afin de respecter le mandat qui nous avait été assigné par nos syndiqués et les salariés en grève, la CGT TURBOMECA TARNOS abandonne les appels à des arrêts de travail pendant et en dehors des horaires normaux de travail à partir de ce lundi 11 Juin à midi.
Fraternellement.
La CGT Turbomeca Tarnos.
mail : cgtturbo.40@wanadoo.fr
Tel : 05.59.74.40.99

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